Revue de presse du 29/03/2001
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IVG : le Sénat s’oppose au projet de loi de l’Assemblée Nationale

Le 5 décembre dernier, les députés de l’Assemblée

Par ailleurs, à 12 semaines « l’intervention devient plus difficile, tant du point de vue technique que psychologique. Deux semaines changent la nature de l’acte médical, qui nécessiterait des moyens supplémentaires pour garantir la sécurité ». S’ajouterait à ces « réticences croissantes » des médecins, « la lassitude de la génération « militante » mobilisée à partir de 1975 ». Le Sénat juge que ce délai supplémentaire pousserait les femmes à retarder leur décision, perturbant un peu plus un fonctionnement déjà difficile des services hospitaliers.

En conséquence, les sénateurs souhaitent donner la « priorité à l’impératif de santé publique ». D’abord convaincus qu’une meilleure information sur la contraception permettrait de limiter le recours à l’IVG où le nombre en France (220 000 IVG) est le plus élevé d’Europe, les sénateurs avancent cinq propositions : mieux appliquer les lois existantes issus de la loi Veil de 1975, permettre la prise en charge des situations les plus douloureuses dans le cadre de l’interruption médicale de grossesse, maintenir pour les adultes l’entretien social préalable, entourer de garantie l’accès des mineures à l’avortement et réaffirmer la nécessité d’un suivi médical de contraception.

 

Le Sénat propose donc un contre projet sur l’avortement élaboré par la commission des affaires sociales : maintient du délai légal à 10 semaines et au delà recours à une commission pluri-disciplinaire qui appréciera la demande de la femme et la traitera dans le cadre de la loi sur l’interruption médicale de grossesse.

Le Sénat doit également se prononcer sur le second volet de la proposition de loi de l’Assemblée concernant la stérilisation « à visée contraceptive » y compris pour les personnes handicapées. Ce volet a déjà soulevé de vives oppositions au sein des associations proches des personnes handicapées car le projet de loi fait sans consultation ne répond pas aux difficiles questions que soulèvent la sexualité et la stérilisation des handicapés (cf : revue de presse du 26/03/01).

 

 Nationale adoptaient en première lecture le projet de réforme de la loi Veil sur l’avortement de 1975. Or, l’actualisation de la loi sur l’IVG, conçue par Martine Aubry et souhaitée par Lionel Jospin, donne lieu à une vive résistance du Sénat.

Le Sénat examinait hier en séance publique le projet de loi sur l’allongement de dix à douze semaines du délai légal pour avorter ainsi que les deux volets sur la stérilisation « à visée contraceptive ».

La majorité sénatoriale dénonce par la voix de son rapporteur, Francis Giraud, « la fuite en avant du gouvernement » : elle estime que le passage à 12 semaines de grossesse « ne constitue pas une réponse adaptée » au problème posé par ces 5 000 françaises qui se rendent chaque année à l’étranger pour subir une IVG et les 2 000 à 3 000 autres qui dépassent le délai de 12 semaines.

 

Le Figaro 28.03.01, Le Monde 28/03/01, Le Quotidien du Médecin 28/03/01, La Croix 29/03/01

 

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Révision des lois de l’IVG : l’enquête Huriet

Claude Huriet, sénateur centriste de Meurthe et Mosell De cette enquête (132 établissements ayant répondu), il ressort qu’aujourd’hui deux établissements sur trois ne pourront pas faire face à l’allongement du délai d’IVG et sont déterminés à ne pas prendre en charge les grossesses de plus de dix semaines. De nombreux arguments sont mis en avant : carence matérielles et humaines, augmentation du risque et de la responsabilité du praticien liée à une intervention plus tardive, manque de médecin vacataire suffisamment formé, problème éthique (le diagnostic du sexe devient possible).

De nombreuses équipes proposent une solution : faire prendre en charge ces IVG tardives au cas par cas par des centres de référence… ce que proposait le Pr Israël Nisand dans le rapport que lui avait commandé Martine Aubry mais qui n’avait pas été retenu par le gouvernement.

Concrètement, Claude Huriet réclame « des moyens financiers supplémentaires, une nouvelle organisation des centres d’orthogénie et des mesures permettant de répondre rapidement à la pénurie de gynécologues et d’anesthésistes-réanimateurs, deux spécialités médicales sinistrées », il appelle à remédier « à une éducation sexuelle et à une information sur la contraception défaillante ».

 

 e, alerté par les médecins des centres d’orthogénie de la région de Nancy, a lancé une enquête dans l’ensemble des centres hospitaliers du territoire qui pratiquent l’IVG afin de connaître leurs avis sur l’allongement du délai de l’avortement. Il a ainsi adressé un  questionnaire à 219 centres d’orthogénie sur 761, soit deux centres par département, un privé, un public. Ce qui représente un volume total d’activité de 56 887 IVG sur environ 220 000 IVG par an en France.

La Croix 28/03/01 Le Figaro 28/03/01 Le Quotidien du Médecin 29/03/01

 

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Etats Unis : « ne clonez pas les humains »

Des parlementaires américains et 

 Egalement contreversé, le témoignage de Claude Vorilhon alias Raël, leader de la secte canadienne des Raëliens, et de sa directrice scientifique française Dr Brigitte Boisselier qui travaille actuellement à cloner un bébé mort malgré le rappel de la FDA (Agence Fédérale chargée du contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques) que toute tentative de clonage humain doit se faire avec son autorisation.

Toutefois les chercheurs entendus, jusqu’à présent, se montrent très réservés vis à vis du clonage d’êtres humains en s’appuyant sur les résultats du clonage animal. Notamment, le père de Dolly, Ian Wilmut, et Rudolf Jaenish, biologiste anglais, publient dans la revue Science que les travaux pour créer des mammifères clonés sains se révèlent plus difficiles que prévus.

Ainsi ils expliquent que la majorité des embryons clonés meurt par absence de développement embryonnaire, par malformation du placenta ou par mort fœtale pendant la gestation. Si le clone naît, il souffre souvent de dépression respiratoire ou de complication circulaire qui peuvent le tuer en bas âge. Ceux qui s’en sortent, sont marqués par un faciès particulier

 et sont victimes de troubles du système immunitaire ou des fonctions rénales qui réduisent généralement leur espérance de vie.  Par ailleurs, les spécialistes entendus par le Congrès estiment que le processus de clonage, en faisant l’économie d’ « une sexualité génétique » (pénétration d’un spermatozoïde dans une ovule), produirait des erreurs dans la construction de gènes, défauts qui peuvent provoquer des problèmes imprévisibles à n’importe quel moment de la vie. 

Ian Wilmut et  Rudolf Jaenish lancent un appel violent : “ne clonez pas des humains ! C’est dangereux et irresponsable ! ».

Par ailleurs, cette réaction anti-clonage humain pourrait servir au lobby américain anti-avortement hostile aux recherches utilisant des embryons humains. Il y a lieu de se demander si les cellules des embryons clonés, qui font tant d’animaux mal formés, ne produiront pas des lignées de cellules malades, fort peu thérapeutiques …

 

des experts ont appelé mercredi le congrès à légiférer pour interdire la pratique du clonage reproductif humain aux Etats Unis. Il n’existe actuellement aux Etats Unis aucune législation fédérale interdisant explicitement le clonage humain, malgré un moratoire de cinq ans décrété en 1997 sur toute expérience à ce sujet financée par de l’argent public. Ce moratoire ne touche pas le financement privé. 

Plusieurs chercheurs internationaux sont donc invités par le Congrès à exposer le résultat de leur recherche sur la pratique du clonage reproductif. Selon son président le républicain James Greenwood, la commission s’efforcera « d’évaluer les avancées effectuées en matière de clonage humain et de déterminer si elles sont viables. Il s’agit aussi de débattre des questions éthiques que cela soulève et de déterminer si le Congrès doit légiférer ». Le président Georges W. Bush est prêt à œuvrer avec le Congrès pour interdire la recherche sur le clonage humain a indiqué mercredi la Maison Blanche.
Parmi les personnes invitées à témoigner, certaines sont toutefois très controversées.
Notamment le Dr Panos Zavos, professeur de physiologie reproductive à l’université du Kentucky,  membre du consortium international privé lancé par le Dr Severino Antinori qui affirme être prêt à cloner des humains et annonce avoir déjà des centaines de demandes.

Libération 29/03/01   Le Quotidien du Médecin  29/03/01  Le Figaro 29/03/01  La Croix 30/03/01 

 

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Découverte de cellules souches adultes pluripotentes

En effet, des travaux très récents de l’équipe du Pr Gérard Milhaud (université Pierre-et-Marie-Curie) ont montré la pluripotence de cellules souches mésenchymateuses provenant de la moelle osseuse. Le rôle de ces cellules souches circulantes consiste à intervenir dans la réparation tissulaire. Facilement accessibles, elles devraient constituer une source privilégiée de cellules se prêtant à la thérapie cellulaire et génique.
Des cellules souches ayant conservé des potentialités de cellules embryonnaires circulent chez l’homme adulte.

Le Quotidien du médecin  28/03/01

 

 

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