| Revue de presse du 19/03/2001 | |||||||
|
|||||||
|
Chine : les banques de sperme mises sous contrôle |
|||||||
|
|
Une
directive gouvernementale doit entrer en vigueur le 1er août
prochain. Seuls les hommes âgés de 22 à 45 ans seront désormais
autorisés à donner leur sperme. Les banques de spermes devront obtenir
une autorisation spéciale du ministère de la santé et ne pourront
relever du secteur privé. La banque devra garder confidentiel le dossier
de chaque donneur. |
Cette
reprise en main gouvernementale intervient alors que « Le Quotidien
du travail » dénonce la situation de travailleurs migrants à
Canton qui pour des milliers de yuans (des centaines de dollars) donnent régulièrement
leur sperme dans des conditions d’hygiène déplorables et sans subir la
prise de sang obligatoire. |
|||||
| Le gouvernement chinois reprend en main la réglementation des banques de spermes humains dont le développement anarchique révélait une pratique lucrative au mépris de l’hygiène et de la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles. | |||||||
|
Le Quotidien du Médecin 19/03/01 |
|||||||
| Revue de presse du 19/03/2001 | |||||||
|
|||||||
|
« Le progrès scientifique nous donne de nouvelles responsabilités » par Philippe Meyer |
|||||||
| Philippe Meyer, professeur à l’université de médecine Necker (Paris), revient sur le sens de l’éthique dans ces temps où sont discutés les conditions de la légalisation de l’avortement, la recherche sur l’embryon, la stérilisation ou l’euthanasie. Il explique que « l’éthique humaine intéresse toutes les activités de l’homme qui comportent un danger d’irrespect de l’autre ». | Pourtant, malgré le caractère immuable du respect de l’autre, Philippe Meyer explique qu’à l’image des croyances des hommes l’éthique est évolutive en particulier selon l’avancée de la science. L’éthique « ne doit plus être interprétée comme une veille normative, mais comme une recherche active de sagesse collective, une quête motivée et consciente d’humanisme ». | Son propos est illustré par l’actualité autour de la recherche sur l’embryon, autorisée en Grande Bretagne, interdite puis soumise à l’approbation parlementaire en France. Cette versatilité, souligne-t-il, dépend du progrès scientifique mais aussi de la volonté de la société exprimée par ses élus. La responsabilité de la conduite humaine semble avoir changé de main : « hier largement attribué à un surnaturel transcendant, aujourd’hui largement dépendante de la volonté humaine ». | |||||
|
Le Figaro 17-18/03/01 |
|||||||