Revue de presse du 17/05/2001
Revue Précédente

Revue suivante

Acharnement thérapeutique ? Soins palliatifs ? … vers une nouvelle déontologie médicale.

La revue Lancet a publié l’étude

souffrances de son malade, l’assister moralement et éviter toute obstination déraisonnable ».
Par ailleurs, une enquête du journal La Croix révèle que les familles et proches du malade sont de plus en plus impliqués dans les décisions de fin de vie. Témoin de cette évolution : la création d’un groupe « famille-réa » qui rassemble une centaine de centres de réanimation fédérant des équipes ayant accepté de participer à des études sur la question des familles.

Par ailleurs, la réanimation et les soins intensifs concernent également la médecine néonatale. En France, la mortalité néonatale a chuté de 17 pour mille en 1975 à moins de 5 pour mille en 1997. Chaque année sur 750 000 naissances, environ 20 000 enfants, prématurés et nourrissons à terme, viennent au monde en situation de détresse vitale et doivent être hospitalisés dans des services de réanimation néonatale. Parmi ces derniers, environ 9 000 enfants naissent grands prématurés (avant 33 semaines de gestation), dont 6500 à 7000 vivants.

 

Les chances de survie ont considérablement augmenté et le nombre relatif de handicaps neurologiques et moteurs sévères parmi les enfants survivants a baissé. Le groupe d’étude en néonatalogie d’Ile de France vient de publier un texte de « recommandations pour les décisions en fin de vie en période natale ». Jean Claude Ropert observe que « ce qui singularise la position française, c’est l’affirmation d’une éthique de responsabilité, appuyée sur la notion selon laquelle le fœtus et le nouveau-né, quelque soit leur âge gestationnel ou leur poids de naissance, sont des êtres humains à part entière. L’intérêt prééminent de l’enfant est affirmé, face aux instances familiales, sociales, légale ». Il explique que « le fait de ne pas impliquer les parents dans cette décision cruciale leur permet, quoi qu’il sera décidé, de tisser des liens affectifs avec cet enfant, de l’accueillir dans les meilleurs conditions ou d’en faire le deuil si les événements venaient à mal tourner ».

 d’un groupe de médecins travaillant dans des unités de soins intensifs. Ces chercheurs ont analysé sur deux mois les décisions prises par 113 services de réanimation d’arrêter ou de limiter les soins destinés à maintenir la vie (intubation, ventilation, chirurgie, transfusion, antibiotique, dialyse…). Ils se sont aperçus que sur 1175 décès survenus en réanimation, 53 % d’entre eux avaient été précédé d’une telle décision. Cette évolution vers le rejet petit à petit de l’acharnement thérapeutique serait due à un large refus par la société de l’application aveugle et systématique d’une médecine de haute technicité et à une progression des soins palliatifs.

Une nouvelle déontologie refusant « l’obstination thérapeutique déraisonnable » semble prévaloir chez les médecins. Le code de déontologie médicale (art. 37) rappelle qu’ « en toutes circonstances, le médecin doit s’efforcer de soulager les 

La Croix 17/05/01

 

Revue de presse du 17/05/2001
Revue Précédente

Revue suivante

Le Canada à l’initiative d’une convention anti-clonage internationale 

Le ministre fédéral canadien de tourisme de reproduction et au magasinage de pays où des pratiques non éthiques comme le clonage seraient permises ». L’objectif est donc de parvenir à une certaine cohérence législative internationale.
Cette convention sanctionnerait et interdirait le clonage humain, le choix du sexe de l’enfant à naître, la vente de sperme d’ovules et 
d’embryons, la rétribution des mères porteuses, la création d’embryons à des fins de recherche, la

modification du code génétique des cellules germinales si ces modifications peuvent être transmises à une autre génération, le développement d’un embryon hors du corps d’une femme au delà d’une limite de 14 jours, la transplantation de matériel reproductif animal dans le corps d’un être humain.
L’invitation à participer et adhérer à cette convention a été lancée aux 191 pays membres de l’Organisation Mondiale de la Santé. 

 la Santé, Allan Rock, a proposé hier à Genève la rédaction d’une convention internationale qui interdirait le clonage humain ainsi que d’autres pratiques s’attachant aux nouvelles techniques de reproduction.
« Un effort international est nécessaire si on ne veut pas assister à la montée d’un

Généthique

 

Revue de presse du 17/05/2001
Revue Précédente

Revue suivante

Une réforme de la loi sur l’avortement en Italie ?

Le secrétaire de la Conférence épiscopale, Mgr Giuseppe Bestori, a interpellé Silvio Berlusconi pour savoir si le projet de loi sur l’avortement, dont il est question depuis longtemps, sera ou non à l’ordre du jour de cette nouvelle législature.

La Croix  17/05/01

 

Revue de presse du 17/05/2001
Revue Précédente

Revue suivante

Campagne contre le brevetage du vivant

Plusieurs associations écologistes et syndicats ont lancé hier une campagne baptisée « Planète privatisée, défense d’entrer » pour obtenir l’interdiction des brevets sur les organismes vivants (micro-organismes, plantes, animaux et séquences génétiques humaines).

La Croix  17/05/01

 

Retour accueil revue de presse