Revue de presse du 14/05/2001
Revue Précédente

Revue suivante

Etats Unis : procès pour absence de soins palliatifs

La famille Bergman accuse le

De son côté, le Medical Board of California ( ce qui correspond à l’Ordre des Médecins) a refusé de soutenir la plainte des Borgman. Diverses enquêtes montrent que le praticien hésite à recourir aux analgésiques et surtout aux drogues ou narcotiques car ils craignent d’être sanctionnés par les autorités médicales disciplinaires. « Bien rares sont les médecins qui ne reconnaissent pas qu’ils limitent les traitements antidouleur pour éviter toute enquête administrative et, a fortiori, toute décision de leur pairs ou de la justice » explique le Dr Ben Rich, un bioéthicien de Californie. En 1990, un jury de Caroline du nord avait accordé 15 millions de dollars à la famille d’un patient qui n’avait pas obtenu de traitement contre la douleur. En 1997, un tribunal de Caroline du sud a contraint un hôpital à verser 200 000 dollars à la famille d’un cancéreux non traité pour la douleur. La loi de Californie interdit tout versement d’argent pour manque de soins à un patient en état de souffrance dès lors que le patient est décédé.
 Dr Wing Chin de ne pas avoir administré à leur père, mort à 85 ans d’un cancer, les médicaments qui l’auraient empêché de souffrir. Le procès a lieu à Hayward en Californie. Il s’agit de l’un des tous premiers procès pour carence de soins palliatifs qui soient intentés aux Etats unis. Le Dr Wing Chin est accusé d’avoir négligé la douleur de son patient alors que des protocoles très précis et très complets existent pour soulager les patients dans des conditions satisfaisantes. Le médecin indique qu’il craignait des effets indésirables du traitement par la morphine.

Le Quotidien du Médecin 15/05/01

 

Revue de presse du 15/05/2001
Revue Précédente

Revue suivante

Révision de la loi sur la recherche médicale

Bernard Kouchner a demandé à de mener des recherches sur des personnes qui ne sont pas en état de donner leur consentement.
C’est cette dernière clause que dénonce nombre de médecins qui soulignent l’incompatibilité de cette loi avec la recherche sur des affections telles que la maladie d’Alzheimer ou la démence. Du coup les comités qui se penchent sur l’ensemble des dossiers acceptent souvent sous la pression des médecins de considérer qu’il s’agit d’essais avec bénéfice direct.
Aujourd’hui une directive européenne établit qu’un essai « ne peut être entrepris que si les risques et inconvénients prévisibles ont été pesés au regard du bénéfice attendu pour le sujet participant et pour d’autres patients actuels et futurs». En France où la loi devra se mettre en conformité avec ce texte, le CCNE a lancé une piste de réflexion en 1998 par laquelle toute personne peut désigner un mandataire qui serait l’interlocuteur des médecins dans le cas où elle ne serait plus en mesure de s’exprimer.
 un expert de lui faire des propositions relatives à la recherche médicale menée sur des personnes volontaires. La loi de bioéthique de 1988 a défini 2 cas distincts : la recherche qui représente un intérêt immédiat pour celui qui s’y prête, par exemple les essais de médicaments, et la recherche sans bénéfice direct comme les recherches génétiques menées sur plusieurs membres d’une même famille. Cependant conformément au code de Nuremberg (1947), il est interdit

La Croix 15 mai 2001

 

Retour accueil revue de presse