Revue de presse du 09/05/2001
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Décryptage du génome de la souris

La société américaine Celera

Leurs génomes sont à peu près de même taille (3 milliards de paires de bases) et portent probablement presque le même nombre de gènes estimé entre 30 000 et 32 000. L’objectif est d’identifier et de localiser des gènes, en particulier ceux impliqués dans des maladies humaines. Cette première version devrait permettre de débuter la comparaison systématique de la séquence génomique d’une souris avec celle de l’homme.

La société américaine Celera Genomics a mis en place un accès payant à sa base espérant ainsi un retour financier important.
De son côté, depuis plusieurs semaines, un consortium public, the Mouse Genome

Consortium, met progressivement et gratuitement à la disposition des chercheurs sa propre version « brouillon » du génome de la souris sur des sites Internet.

Pour Olivier Delattre, directeur du laboratoire de pathologie moléculaire des cancers à l’Institut Curie (Paris), le plus important dans ce contexte est de mettre en place des structures qui vont faciliter l’analyse de ces souris modèles et du fonctionnement de leurs gènes. D’où l’idée de Pierre Chambon, directeur de l’Institut génétique et de biologie moléculaire et cellulaire d’Illkirch, de créer une véritable clinique dédiée à la génétique de la souris.

Genomics a annoncé que ses chercheurs avaient décodé 99% du génome de la souris. Cette société en février dernier annonçait déjà la publication d’une version presque complète du génome de l’homme (cf. revue de presse du 12/02/01).
La connaissance du génome de la souris, modèle clé pour l’étude des maladies chez l’homme, permettrait de mieux cibler les traitements contre certaines pathologies.

De fait, de nombreux éléments du patrimoine héréditaire se retrouvent chez l’homme et la souris.

Le Monde 09/05/01

 

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Les travaux de Jacques Cohen controversés

Les grands quotidiens

La communauté scientifique se montre réticente face à cette nouvelle technique. Pour les scientifiques, il ne s’agit pas de manipulation génétique comme l’explique le généticien Axel Kahn : « les gènes transférés ne servent qu’au fonctionnement de la cellule et rien d’autre ». L’inquiétude est ailleurs, ainsi Jacqueline Mandelbaum, biologiste à l’hôpital Necker s’indigne : « c’est aberrant de faire ce genre de choses, alors qu’il n’y a pratiquement aucune expérimentation préalable sur l’animal ». En effet, les trois principaux reproches adressés à Jacques Cohen et son équipe sont les suivants :

- l’hypothèse selon laquelle l’infertilité des femmes traitées résulte de l’absence d’un certain facteur dans l’ovule est fragile.

- peu d’expérimentations préalables chez l’animal ont été réalisées.

 

- l’intervention réalisée sur les femmes l’a été sans protocole précis et sans programme expérimental c’est à dire sans évaluation préalable des résultats attendus, de leur innocuité, de leur efficacité… La mise en garde du biologiste James Cummins (Murdoch university à Perth, Australie) est claire : « les tentatives de sauver des ovules anormaux par un transfert de cytoplasme risque de faire émerger des évènements imprévisibles et complexes ».

L’éditorial de la revue américaine Science du 20 avril dernier dénonce cette technique comme l’illustration des carences de la réglementation américaine sur les manipulations génétiques. Par ailleurs, Axel Kahn rappelle que « les conditions d’expérimentation sur l’homme sont très codifiées, et ce depuis le code de Nuremberg depuis 1947 ».

 

reviennent sur les travaux de Jacques Cohen, de l’Institut américain de médecine reproductive à Saint Barnabas dans le New Jersey, qui a fait naître plusieurs bébés de mères stériles par une technique inédite.

Ce chercheur a émis l’hypothèse que les cas d’infertilité féminine importante sont liés à une anomalie des mécanismes par lesquels l’ovule est habituellement activé lors de la fécondation. Selon lui, il manque certains facteurs au bon développement de l’ovule que l’on trouve dans le cytoplasme (partie soluble de l’ovule). Il a donc voulu transférer dans les ovules déficients du cytoplasme prélevé sur des femmes stériles. 

 

Le Monde 09/05/01  Libération 09/05/01   La Croix  09/05/01  Le Quotidien du médecin 10/05/01

 

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Euthanasié pour avoir été « fatigué de vivre »

Après avoir légalisé

Le ministère public avait alors fait appel de cette décision estimant que la souffrance insupportable ne pouvait concerner que des maladies médicalement diagnostiquées. D’autant plus que la nouvelle loi précise que le patient doit être atteint de souffrances insupportables et incurables.

Néanmoins, la cour d’appel d’Amsterdam a préféré ne pas se prononcer en repoussant sa décision afin d’enquêter de manière plus approfondie « sur les aspects essentiels de l’affaire », dite affaire Brongersma du nom du vieil homme euthanasié.

 

Elle veut entendre l’avis de spécialistes du monde médical à savoir si « être fatigué de vivre » peut constituer une souffrance insupportable et justifier l’euthanasie…

De son côté, le ministre de la santé, Els Borst, s’est prononcée de manière personnelle en faveur d’une pilule mortelle pour les personnes âgées qui estimeraient ne plus avoir envie de vivre.

 

l’euthanasie, les Pays-Bas se trouvent face à un premier cas de justice où un médecin est interpellé pour avoir accordé l’euthanasie à un octogénaire qui se plaignait d’« être fatigué de vivre ».

En première instance, le tribunal de Haarlem avait décidé de relaxer le médecin Philip Sutorius, reconnaissant ainsi la fatigue de vivre comme une souffrance insupportable.

 

La Croix 09/05/01

 

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