| Revue de presse du 09/02/01 | ||||||||
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Jacques Chirac contre le clonage thérapeutique.
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La prise de position |
Monde, « il
ne pousse pas la logique jusqu’à s’opposer aux recherches sur les
embryons ». Le
chef de l’état effectue, ainsi, une analyse similaire à celle de la
commission nationale consultative des droits de l’homme et des membres
du Comité consultatif national d’éthique qui se sont opposés au
projet gouvernemental.
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états membres,
Jacques Chirac exprimait aux comités d’éthiques européens Le 28 novembre dernier, Lionel Jospin annonçait l’avant projet de révisions des lois de bioéthique favorable au clonage thérapeutique. Mais au delà du débat éthique, il est vite apparu que la raison économique prédominait ne prenant pas toujours en compte les rappels des scientifiques inquiets d’une course dont ils ne tiennent pas les rênes. Promue par les uns, refusée par les autres, la discussion sur la législation, et l’autorisation, du clonage thérapeutique dépasse également les sphères habituelles d’une lutte politique droite – gauche. Prenant le contre pied des idées soutenus pas Lionel Jospin, Jacques Chirac lance véritablement la question bioéthique dans le débat politique. Dans un hémicycle perturbé, « le débat parlementaire risque en tout cas d’être politiquement incorrect », note Corinne Bensimon dans Libération. La voix du Président résonne particulièrement d’autant que d’autres voix, nombreuses, commencent à contester le principe du clonage thérapeutique. |
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| publique de Jacques Chirac sur les thèmes, actuellement les plus controversés du débat bioéthique, a marqué, hier, l’ouverture du 2ème Forum mondial Biovision des sciences de la vie à Lyon. Le président de la République s’est prononcé contre le clonage thérapeutique mais en faveur d’une possible recherche encadrée sur les embryons humains surnuméraires. Opposition ferme et exposée en ces mots : le clonage thérapeutique « conduit à créer des embryons à des fins de recherche et de production de cellules, et malgré l’interdit, rend matériellement possible le clonage reproductif et risque de conduire à des trafics d’ovocytes. (…) Il faut bien sûr maintenir l’interdiction absolue de créer des embryons à des fins scientifiques. Les seules recherches qui pourraient donc être autorisées ne devraient donc porter que sur des embryons conservés depuis plusieurs années en application de la loi de 1994 ». Enfin, insiste t-il, il est indispensable « au plan national comme au plan européen de lancer et de financer des programmes de recherche portant sur les cellules souches adultes ». Le chef de l’état se range ainsi ouvertement dans le camp de ceux qui reconnaissent à l’embryon humain sinon un statut de personne, du moins une singularité le distinguant d’une chose. Et pourtant, s’étonne Jean-Yves Nau du | ||||||||
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Libération 09/02/01 - Le Monde 09/02/01 - Le Figaro 09/02/01 - La Croix 09/02/01 |
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| Revue de presse du 09/02/01 | ||||||||
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Quelle législation chez nos voisins ? |
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La plupart des |
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Danemark. La loi du 10 juin 1997 interdit le clonage mais autorise
la recherche sur les embryons existants.
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Le
Parlement européen, le 7 septembre 2000 : « Le Parlement
européen (…) considérant qu’il existe d’autres moyens que le
clonage d’embryons pour guérir les maladies graves, (…), considérant
qu’il n’existe aucune différence entre le clonage à des fins thérapeutiques
et celui ayant pour objet la reproduction, réitère son appel à chaque
état membre pour qu’il mette en œuvre une législation contraignante
proscrivant, sur son territoires, toute recherche sur le clonage humain,
quel qu’il soit, et prévoit des sanctions pénales en cas
d’infraction ».
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pays n’ont pas encore de texte explicite sur la création
d’embryons par clonage, mais certains ont déjà autorisé la recherche
sur l’embryon. - France. La loi du 29 juillet 1994 interdit le recherche sur l’embryon. Le législateur avait prévu de réviser la loi au bout de 5 ans, afin de tenir comptes des nouvelles découvertes scientifiques. C ‘est précisément la révision de la loi de 1994 qui fait l’objet du débat actuel. - Grande Bretagne. Depuis le vote de la Chambre des Lords le 21 janvier 2001, la production d’embryons par clonage à des fins scientifiques et thérapeutiques est autorisée. Le développement de ces embryons doit être interrompu au bout de 14 jours (date à partir de laquelle ils sont reconnus comme embryon). Le clonage reproductif reste explicitement interdit. - Allemagne. La loi fédérale du 13 décembre 1990 interdit la recherche sur l’embryon, la création de clones, de chimères et d’êtres hybrides. |
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09/02/01 |
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