| Revue de presse du 06/02/01 | ||||||||
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Rappel sur l’avant projet de loi sur la bioéthique |
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La mission parlementaire de |
Le
gouvernement revient d’abord sur l’interdiction de toute expérimentation
sur l’embryon. Le nouveau
texte, même s’il souhaite éviter la constitution de banques
d’embryons à partir de donneurs de gamètes, autorise l’utilisation
d’embryons pour la recherche dans trois cas : l’ utilisation des
embryons surnuméraires, la création des embryons pour la recherche par
clonage thérapeutique, et la validation de thérapies nouvelles. L’avant
projet autorise donc le clonage thérapeutique puisqu’il est permis de
« constituer des lignées de cellules embryonnaires » à
partir d’embryon de moins de 7 jours « dans une finalité |
et en l’absence d’une « méthode alternative d’efficacité
comparable ». Par ailleurs, il était interdit de valider une thérapie
nouvelle en initiant un développement embryonnaire à partir de la
rencontre entre ovocytes et spermatozoïdes. Cette vérification sera désormais
licite et considérée comme nécessaire pour toute validation de
nouvelles méthodes de procréation assistée. Enfin, dans le cas d’une veuve qui dispose toujours d’embryons congelés conçus avec son époux du vivant de celui-ci, le transfert des embryons pourra désormais être réalisé au minimum trois mois et au maximum un an après le décès. |
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révision des lois de bioéthique doit
aujourd’hui rendre son rapport sur l’avant projet de loi présenté le
25 novembre dernier. Demain le Comité consultatif national d’éthique
rendra son avis. Rappelons que la Commission nationale consultative des
droits de l’homme a déjà émis un avis défavorable sur l’avant
projet. Rendu
public en décembre, l’avant projet de loi sur la bioéthique doit en
principe être présenté en Conseil des ministres en mars, puis au
Parlement au cours du printemps. Sur plusieurs points importants, ce texte
va apporter des modifications aux lois votées en 1994. |
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La Croix 06/02/01 |
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| Revue de presse du 06/02/01 | ||||||||
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Entretien avec Alain Claeys, |
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La Croix publie un entretien |
parlementaires
de préparer la révision des lois. Après avoir étudié différents
rapports produits sur les lois de bioéthique et étudié deux exemples étrangers
(Allemagne et Grande Bretagne), la mission a mis en exergue trois grands
points : ouvrir la recherche sur l’embryon tout en la contrôlant,
évaluer la médecine de la reproduction et, faire évoluer la loi sur
certains points précis comme le transfert d’embryons après la mort. Par ailleurs, Alain Claeys rappelle que le projet de loi interdit le clonage reproductif, qui aboutirait à faire naître un homme à l’identique d’un autre, et prévoit de lourdes sanctions |
à
l’encontre de ceux qui transgresseraient cet interdit. Néanmoins, le
gouvernement a décidé de ne pas interdire les recherches sur le clonage
thérapeutique et de les encadrer de manière stricte, compte tenu des
découvertes qu’il peut attendre de cette technique. Alain Claeys
explique que « le projet de loi n’autorise pas le clonage
thérapeutique (…). Il autorise uniquement les recherches sur cette
technique »… Cependant, si ces recherches s’avèrent
concluantes, le texte propose de
modifier la loi pour autoriser l’utilisation du clonage comme méthode
thérapeutique… Point refusé par la Commission nationale consultative
des droits de l’homme. |
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avec
Alain Claeys, rapporteur (PS, Vienne) de la mission de révision des lois
de bioéthique, au moment même où cette mission rend son rapport et
alors que l’avis du Conseil consultatif national d’éthique est
attendu demain. La Commission nationale consultative des droits de l’homme
a déjà quant à elle émis un avis défavorable concernant l’avant
projet de lois du gouvernement. Alain Claeys présente la mission d’information sur la révision des lois de bioéthique, qui s’est réunie pendant un an, afin de permettre aux |
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La Croix, 06/02/01 |
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| Revue de presse du 06/02/01 | ||||||||
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Les embryons « post-mortem » : questions éthiques et juridiques |
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L’avant projet de loi autorise |
du
couple alors que son époux est mort, les embryons pourront cependant être
donnés à un autre couple. Le
28 novembre dernier, Lionel Jospin annonce que la loi sera modifiée. Le
nouveau texte de loi prévoit que « le transfert des embryons, (NDLR :
après le décès de l’homme) peut être réalisé si l’homme y a
expressément consenti de son vivant (…). En ce cas le transfert ne
pourra être réalisé qu’au minimum trois mois et au maximum un an après
le décès ». Or,
une telle modification ne va pas de soi. En droit, un enfant ne peut avoir
pour père qu’un homme vivant dans un délai inférieur à neuf mois
avant sa
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naissance. Par ailleurs, la
succession ne peut être réglée tant que le sort des embryons congelés
ne l’est pas. Le débat ne fait que recommencer. Le député Jean-François
Mattei s’élève contre le projet de « faire naître délibérément
des orphelins de père : le destin des embryons est de disparaître
quand le couple disparaît. La médecine lutte contre les erreurs de la
nature, elle n’a pas à se substituer à un processus naturel en la
violant ». Objection que balaie Claude Sureau.
Le débat a le mérite de
montrer comment le législateur navigue, bon gré mal gré, entre
plusieurs manières de considérer l’embryon. |
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une veuve à reprendre les embryons congelés après la mort de son époux, ce qui soulève plusieurs questions juridiques et éthiques. Rappelez - vous « l’affaire Maria Pirès » : en 1990, Maria Pirès perd son mari d’un accident. Or, le couple avait encore deux embryons congelés au centre hospitalier de Toulouse que la mère réclame après le décès de son époux. De 1990 à 1996, de tribunaux en tribunaux, l’affaire circule pour aboutir à la décision finale : Maria Pirès ne peut pas porter les embryons
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La Croix, 06/02/01 |
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| Revue de presse du 06/02/01 | ||||||||
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Le Japon rejette officiellement le clonage humain |
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Le gouvernement japonais a |
Sciences et
des Technologies, ainsi qu’à celui
de la Santé, de distribuer dans les universités et les hôpitaux des
brochures de la nouvelle loi japonaise interdisant le clonage.
Cette nouvelle législation, qui prendra effet en juin,
concerne uniquement les tentatives de clonage effectuées sur le
sol japonais. Elle intervient |
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| fortement invité les médecins à s’abstenir de participer à des projets internationaux de clonage humain. Le chef du gouvernement, Yoshiro Mori, aurait demandé au ministère des | ||||||||
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Le Quotidien du Médecin, 06/02/01 |
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