Revue de presse du 05/02/01
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Opposition au clonage humain thérapeutique

La Commission nationale

décision devant être prise « est de celles qui ne peuvent intervenir dans la précipitation et au non seulement d’un intérêt scientifique, si légitime soit-il ». Ces membres expriment, également, leur inquiétude quant aux risques de « banalisation » de l’utilisation des embryons humains se rangeant à l’avis du groupe européen d’éthique et au nécessaire respect d’une « approche de précaution ». 

L’ annexe du texte du CNCDH comporte la position spécifique défendue par Mgr Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris. Opposé au clonage thérapeutique, Mgr Lustiger est aussi hostile aux recherches conduisant à la destruction d’embryons humains surnuméraires actuellement conservés par  

 

congélation. Il rappelle qu’ « il aurait mieux valu dire clairement ce que l’on est prêt à accepter ou non. Il s’agit de problèmes suffisamment difficiles et graves pour être traités de manière transparente ».

De son côté, le Comité d’éthique, qui rend public son avis mercredi 7 février, s’est prononcé à une petite majorité en faveur du clonage thérapeutique reconnaissant qu’ il est difficile de déterminer avec précision les risques et les bénéfices du clonage thérapeutique. L’un des membres du Comité d’éthique précise même qu’ « à ce jour, il n’y a pas de nécessité scientifique à passer par dessus ces réflexions éthiques ».

 

 consultative des droits de l’homme ouvre officiellement le débat sur l’un des aspects les plus controversés de la révision des lois bioéthiques (devant être soumises au Parlement lors du 1er semestre 2001) en rendant un avis contre la législation, souhaitée par le gouvernement, du clonage humain à des fins thérapeutiques.  Si le texte de l’avant projet de loi était adopté, la France deviendrait le deuxième pays, après la Grande Bretagne, à autoriser le clonage thérapeutique par voie législative. Tous reconnaissent qu’ « il n’est pas fait d’objection à la constitution de lignées à partir de cellules issues du sang fœtal, du cordon ombilical et de cellules adultes ». La majorité des membres a estimé que la

Le Quotidien du Médecin,05/02/01  Le Monde, 05/02/01 

 

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Trois affaires dans l’ombre de « l’arrêt Perruche »

A la fin du mois de mars, la Cour de cassation va se prononcer sur trois affaires qui, au niveau juridique, présentent de grandes similitudes avec celle que l’on nomme « L’ Affaire Perruche ». En effet, il s’agit de demandes d’indemnisation formulées en faveur d’enfants nés avec des malformations qui n’ont pas été dépistées par le médecin lors de l’échographie. Le premier de ces enfants est né avec un spina-bifida (malformation congénitale de la colonne vertébrale), le deuxième avec un bras et une main manquants, le troisième avec une main malformée. Dans chacun des cas, les 

tribunaux ont reconnu en première instance puis en appel la responsabilité du médecin et accordé des indemnisations aux parents mais pas à l’enfant.  Les juges ont estimé que du fait de l’erreur des médecins, les parents avaient été privés de la possibilité d’avoir éventuellement recours  à un avortement. Cependant, ils se sont refusés à indemniser l’enfant, estimant qu’il n’y avait pas de relation de causalité entre la faute du médecin et le handicap. Sur le plan juridique, c’est donc exactement la même démarche que dans l’affaire Perruche.Il est difficile de faire maintenant le moindre pronostic sur les décisions 

que rendra la Cour de cassation. Néanmoins, déjà une certaine inquiétude s’empare des médecins qui pratiquent des échographies obstétricales tant pour des raisons éthiques que financières.Par ailleurs, la pratique de l’échographie obstétricale pourrait être amenée à disparaître en France, à cause des hausses des primes d’assurance qui seront réclamées aux praticiens. Pour l'instant, les échographistes paie en moyenne 2 000 F (305 €)  par an pour s’assurer, or d’après les estimations, si l’arrêt Perruche devait faire autorité, les primes pourraient atteindre 500 000 F (76 000 €) par an.

 La Croix, 05/02/01

 

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Génétique et urologie : quel développement ?

Les nouvelles découvertes dans les domaines du diagnostic génétique et de la thérapie génique ont conduit à la création de nombreuses sociétés de biotechnologie entraînant des blocages éthiques et biologiques difficiles à surmonter. Actuellement, aux Etats Unis, les travaux ont mobilisé plus de 400 millions de dollars au total, dans les secteurs public et privé. A ce jour, près de 400 protocoles rassemblent plus de 3500 personnes à travers le monde.

Le Quotidien du Médecin, 05/02/01

 

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Lilou, 4ème bébé né après un diagnostic pré-implantatoire.

Un nouveau bébé est né après un diagnostic pré - implantatoire à l’hôpital Antoine Béclère à Clamart. Cette sélection d’après le code génétique des différents embryons conçus, a permisd’éliminer les embryons malades (porteurs d’une  maladie génétique liée au chromosome X) pour réimplanter les autres. C’est ainsi que Lilou est née à terme à 3,4 kg. C’est le 4ème bébé à naître en France après DPI. En effet, déjà le 13 novembre dernier, naissait Valentin, premier enfant né après DPI, à la maternité de l’hôpital Antoine

 Béclère de Clamart. De même à Strasbourg, où les hôpitaux universitaires sont autorisés à pratiquer le DPI, des jumeaux sont nés, le 5 janvier dernier, d’un couple exposé à la mucoviscidose.Cette technique est autorisée en France par l’arrêté du 20 juillet 1999 en application d’une disposition de la loi de bioéthique de 1994.

 Le Figaro, 03-04.02.01  Le Quotidien du Médecin, 05/02/01   La Croix 05/02/01

 

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