Revue de presse du 24/12/2001
Revue Précédente

Article suivant

Bioéthique : le point de vue de JF Mattéi 

Dans une interview au journal La Croix, Jean-François Mattéi, revient sur sa proposition de loi contre la jurisprudence Perruche. Il commente également le futur projet de loi sur la bioéthique.
Alors que certains lui reprochent par sa proposition de loi de vouloir limiter les possibilités d'interruption de grossesse, Jean-François Mattéi souligne qu'il s'agit non seulement d'un procès d'intention mais que cet arrêt est contraire à l'esprit de la loi de 1975 sur l'avortement, puisque la liberté d'interrompre une grossesse deviendrait alors une contrainte. Il estime également parfaitement comprendre les réticences des médecins qui pratiquent des IVG.
A propos du projet de loi sur la bioéthique qui doit être débattu à partir du 15 janvier et qui devrait permettre l'utilisation des embryons surnuméraires pour la recherche sans en créer de nouveaux,  Jean-François Mattéi estime qu'il s'agit d'un mauvais compromis. "Je suis d'accord pour ouvrir la recherche sur l'embryon car il s'agit d'un patient potentiel. Mais je n'accepte que les recherches susceptibles de bénéficier à l'embryon en général : recherches sur son développement, son implantation, ses malformations, à l'exclusion de tout autre type de recherche." ajoute t-il, non sans ambiguïté. Pour être exact, il faudrait rajouter que le clonage dit thérapeutique est déjà du clonage reproductif. J.F Mattéi rappelle qu'il est opposé au clonage thérapeutique pour 2 raisons : d'une part car c'est l'antichambre du clonage reproductif, d'autre part car c'est la voie ouverte d'une dérive vers la commercialisation d'ovules. 
Enfin, il se montre très réservé sur la création d'une Agence pour encadrer la recherche et les pratiques d'assistance à la procréation composée de médecins et de scientifiques plaidant pour un dispositif de contrôle dans lequel la société civile aurait son mot à dire.

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix 24/12/01 - Gènéthique 24/12/01

 
Revue de presse du 24/12/2001
Article précédent

Article suivant

Va t-on pouvoir choisir le sexe de son enfant? 

Dans une clinique de Birmingham, des médecins permettent à des couples "d'augmenter leurs chances d'avoir un enfant du sexe désiré". Pour cela ils utilisent une méthode américaine, la méthode "Ericsson" dont ils sont dépositaires exclusifs en Grande Bretagne.
Celle-ci consiste en une sélection du sexe par tri des spermatozoïdes, ceux porteurs du chromosome X se déplaçant plus rapidement que les Y. L'inventeur de la technique revendique un taux de réussite de 80% pour les garçons et 70% pour les filles, chiffres qui n'ont pas pu être scientifiquement démontrés. Cette méthode serait utilisé dans une quarantaine de cliniques dans le monde (États-Unis, Pakistan, Liban, Jordanie, Inde, Israël, Chine...). Quant aux motivations des couples, elles sont diverses en fonction de l'origine des couples. 
La Grande-bretagne est le seul pays d'Europe à utiliser la technique Ericsson. En France, elle est interdite par la loi de bioéthique de 1994.
Quant aux États-Unis, ils viennent de mettre au point une nouvelle méthode qui serait plus dangereuse que la méthode "Ericsson". La technique Microsort consiste toujours à sélectionner les spermatozoïdes mais cette fois-ci en fonction de la quantité d'ADN, les spermatozoïdes X contenant plus d'ADN que les spermatozoïdes Y. Le comité d'éthique de l'American Sociéty for Reproductive Medicine a déclaré qu'il était acceptable pour des couples qui avaient recours à la fécondation in vitro de choisir le sexe de l'embryon à réimplanter pour "équilibrer la famille". 
La principale revendication des couples ayant recours à ce type d'insémination est "l'équilibrage des sexes". Nombre de spécialistes de la reproduction défendent "les indications sociales" du choix du sexe, notamment pour empêcher l'infanticide.
Pour Richard Nicholson, rédacteur en chef du Bulletin of Medicals Ethics Britannique "le tri des spermatozoïdes est un de ces petits pas qui nous rapprochent de l'idée que les gens devraient choisir la sorte d'enfants qu'ils veulent. Et...dès qu'on dit quelle sorte d'enfant on veut, on dit aussi quelle sorte d'enfants on ne veut pas."

Gènéthique vous rappelle que les informations transmises dans la revue de presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Libération 22/12/01 

 
Revue de presse du 24/12/2001
Article précédent

Article suivant

Italie : Oui au clonage d’animaux

A partir du 1er janvier, les scientifiques italiens pourront procéder à des clonages d’animaux dans le but de faire avancer la recherche médicale, sans demander l'autorisation préalable du gouvernement,  jusqu’ici obligatoire. Le ministère précise que le clonage humain reste interdit.

Edicom 22/12/2001

Revue de presse du 24/12/2001
Article précédent

Revue suivante

La communauté protestante se penche sur le clonage 

La Fédération protestante de France a envoyé à ses églises membres, le 18 décembre dernier, un document de réflexion sur le clonage. Elle souhaite soumettre à ses membres ce qu'elle considère comme un "réel dilemme éthique" : "Peut-on autoriser le recours aux embryons déjà existants et ne faisant plus l'objet d'un projet parental dans le but de les utiliser pour la recherche médicale ou à des fins thérapeutiques". Les conclusions de ce débat devraient être connues fin 2002.
Pour lire le document en ligne : http://perso.wanadoo.fr/fpf/documen/clonage2001.html 

Le Monde 24/12/01 - La Croix 04/01/02 

Retour accueil revue de presse