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Dans
une clinique de Birmingham, des médecins permettent à des couples
"d'augmenter leurs chances d'avoir un enfant du sexe
désiré". Pour cela ils utilisent une méthode
américaine, la méthode "Ericsson" dont ils sont
dépositaires exclusifs en Grande Bretagne.
Celle-ci consiste en une sélection du sexe par tri des
spermatozoïdes, ceux porteurs du chromosome X se déplaçant plus
rapidement que les Y. L'inventeur de la technique revendique un taux
de réussite de 80% pour les garçons et 70% pour les filles,
chiffres qui n'ont pas pu être scientifiquement démontrés. Cette
méthode serait utilisé dans une quarantaine de cliniques dans le
monde (États-Unis, Pakistan, Liban, Jordanie, Inde, Israël,
Chine...). Quant aux motivations des couples, elles sont diverses en
fonction de l'origine des couples.
La Grande-bretagne est le seul pays d'Europe à utiliser la
technique Ericsson. En France, elle est interdite par la loi de
bioéthique de 1994.
Quant aux États-Unis, ils viennent de mettre au point une
nouvelle méthode qui serait plus dangereuse que la méthode
"Ericsson". La technique Microsort consiste toujours à
sélectionner les spermatozoïdes mais cette fois-ci en fonction de
la quantité d'ADN, les spermatozoïdes X contenant plus d'ADN que
les spermatozoïdes Y. Le comité d'éthique de l'American Sociéty
for Reproductive Medicine a déclaré qu'il était acceptable pour
des couples qui avaient recours à la fécondation in vitro de
choisir le sexe de l'embryon à réimplanter pour "équilibrer
la famille".
La principale revendication des couples ayant recours à ce
type d'insémination est "l'équilibrage des sexes".
Nombre de spécialistes de la reproduction défendent "les
indications sociales" du choix du sexe, notamment pour
empêcher l'infanticide.
Pour Richard Nicholson, rédacteur en chef du Bulletin of
Medicals Ethics Britannique "le tri des spermatozoïdes est
un de ces petits pas qui nous rapprochent de l'idée que les gens
devraient choisir la sorte d'enfants qu'ils veulent. Et...dès qu'on
dit quelle sorte d'enfant on veut, on dit aussi quelle sorte
d'enfants on ne veut pas."
Gènéthique
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