| Revue
de presse du 13/12/2001 |
|
|
|
L’embarras
des politiques autour de l’Arrêt Perruche
|
|
C’est
ce matin que l’Assemblée Nationale devait voter sur la
proposition de loi de Jean-François Mattéi, visant à contre
carrer la jurisprudence Perruche. " Nul n'est recevable à
demander une indemnisation du fait de sa naissance. Lorsqu'un
handicap est la conséquence directe d'une faute, il est ouvert
droit à la réparation " disait le texte. Mais ce texte
crée bien des
remous au sein de la classe politique.
Ainsi le PC a décidé de voter pour cette proposition tout
comme les chevènementistes qui avaient déjà déposé en septembre
une proposition de loi allant dans le même sens.
Au sein du parti socialiste, hostile à cette proposition de loi,
quelques voix se sont cependant levées pour dénoncer l'arrêt
Perruche. Quant à elle, Ségolène
Royal juge qu’il est trop tôt pour légiférer et souhaite
renvoyer le débat lors de l’adoption du projet de loi sur les
droits des malades qui sera débattu en janvier. Claude Evin,
Elisabeth Guigou et Jean Le Garrec contestent
eux aussi ce texte.
A droite, malgré un large consensus, quelques voix se font entendre pour s’opposer à
cette proposition de loi. Ainsi Jacques Toubon ou Patrick Devedjian
qui estime « qu’il serait paradoxal de considérer que celui
qui subit le handicap de plein fouet soit le seul à être privé de
réparation ».
Hier soir cependant la proposition Mattéi a été adoptée en
commission des affaires sociales. Par ailleurs Raymond Forni (PS)
qui souhaitait la création d’une mission parlementaire pour réfléchir
à cette question a vu sa demande rejetée par la commission.
La situation était donc très tendue et nul ne pouvait dire
ce matin quel serait le résultat de ce vote. Les associations de
handicapés attendent beaucoup de la décision des députés
estimant qu’il est urgent de légiférer.
Claude Sureau, ancien président de l’Académie nationale de médecine
pense quant à lui, que le
Conseil d’Etat et la Cour de Cassation doivent prendre
l’initiative d’une concertation jurisprudentielle. Il fait pour
cela un parallèle avec l’arrêt Quarez de 1997, arrêt par lequel
le Conseil d’Etat avait refusé de dédommager un enfant
trisomique 21 du fait d’exister et qui avait inclut la charge de
son entretien dans l’indemnisation parentale.
|
|
Le
Figaro 13/12/01 - La Croix 13/12/01- Le Monde 13/12/01- Libération
13/12/01 – NouvelObs.com 13/12/01 - L'Humanité 13/12/01
|
| Revue
de presse du 13/12/2001 |
|
|
|
Arrêt
Perruche : " les manœuvres dilatoires " du gouvernement
|
|
Cet
après midi au terme de 4h30 de débat animé, la présidente de
l'assemblée a décidé, au moment de passer au vote, de lever la
séance. Soutenus par les députés PCF, MDC, RPR, UDF et DL, le
texte de loi de Jean-François Mattéi reste donc en suspens.
La séance devant se terminer à 13h30, les socialistes ont
joué la montre. Pas moins de 3 ministres sont intervenus
multipliant les prises de parole. Ils ont ensuite interrompu une
première fois la séance pour faire voter, en un quart d'heure, par
la commission restreinte présidée par Le Garrec (PS) un amendement
au texte de Mattéi proposé par Nicole Catala. Puis, à 13h20 au
moment de passer au vote, la séance plénière a été levée...
Ces manœuvres ont provoqué la colère de la majorité des
députés présents. Georges Sarre, président du MDC, a dénoncé
" les manœuvres dilatoires " du gouvernement.
Le Collectif contre l'handiphobie a estimé dans un
communiqué que " le gouvernement se fout de la gueule des
personnes handicapées ". Le Dr Xavier Mirabel, porte
parole, explique : " à cours d'argument et mis en
minorité, le gouvernement a refusé le vote démocratique. Les
familles qui ont un enfant handicapé sont écœurées mais
notre confiance va vers les députés qui souhaitent majoritairement
lutter contre les discriminations ".
|
|
Genethique.org
|
| Revue
de presse du 13/12/2001 |
|
|
|
Retour boomerang
pour un donneur de sperme
|
|
L'histoire
se passe en Suède. Deux femmes homosexuelles et vivant en couple
avaient
demandé à un ami commun de leur fournir son sperme pour pouvoir
avoir des enfants. Trois enfants sont ainsi nés. Quelques années plus tard
les femmes se sont séparées et ont entamé un procès. Le tribunal
local a alors décidé que c'était au "père" biologique,
c'est à dire le donneur de sperme, d'assumer la pension alimentaire
s'élevant à 265 dollars par mois !
|
|
Le
Figaro 12/12/01
|
| Revue
de presse du 13/12/2001 |
|
|
|
IVG
: enquête et malaise
|
|
La
ministre de l'emploi et de la solidarité, Elizabeth Guigou,
exposait hier les résultats d'une enquête sur l'accessibilité aux
services d'IVG dans le cadre d'une nouvelle campagne sur la
contraception prévue pour janvier 2002.
Les principales difficultés rencontrées seraient le manque de praticiens et de la
réticence de certains à pratiquer des IVG au delà de 12 semaines.
Ainsi s'exprime le Dr Yves-Marie Fermon, ivégiste à l'hôpital de
Calais, " à douze semaines, se pencher au dessus de
l'éprouvette pour s'assurer que tout est bien là, ce n'est pas
facile psychiquement ".
|
|
Libération
13/12/01 - La Croix 13/12/01 - Le Quotidien du Médecin 13/12/01
|
|