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de presse du 05/12/2001 |
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Echographistes :
l'appel solennel à la grève
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A
l'initiative des Prs Frydman et Nisand une quinzaine de grands
médecins spécialistes de la naissance viennent d'annoncer qu'ils
cesseront "toute activité de dépistage des malformations
au 1er janvier 2002, et ne participeront plus à l'activité des
centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal dont le rôle
apparaît désormais superflu". Ce cri d'alarme fait suite
aux différents arrêts rendus la semaine dernière par la Cour de Cassation que les professionnels interprètent "comme une
impasse éthique qui les empêche désormais de remplir sereinement
leur mission d'accompagnement des couples en respectant leur
choix". Dans leur communiqué, les spécialistes soulignent
que la seule faute des médecins est de n'avoir pas vu que ces
maladies existaient. Ces arrêts imposent donc aux médecins une
obligation non plus seulement de moyens mais de résultats. Or, il
paraît impossible en médecine de garantir un résultat. Cette décision
risque donc selon eux "d'amener les médecins à se
préoccuper de plus en plus de leur propre protection, plutôt que
de celle de leur patient". René Frydmann s'indigne en affirmant "cela fait vingt ans qu'on nous
parle d'éthique et qu'insidieusement s'installe un choix de
l'enfant à naître..." "Jamais l'émotion et le
désarroi n'ont été aussi grands dans notre profession. C'est
aussi le cas dans tous les milieux prenant en charge les handicapés"
ajoute t-il. Notons d'ailleurs, la réaction d'Handicap
International qui craint une grave dérive eugéniste dans les
pratiques des équipes de diagnostic anténatal.
Quant au professeur Dumez, chef du service d'obstétrique de
l'hôpital Necker, il souligne que ces arrêts ouvrent désormais la
possibilité aux handicapés de porter plainte contre leurs propres
parents qui les ont fait naître en connaissance de cause.
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Le
Figaro 05/12/01 - Le Monde 05/12/01 - Libération 05/12/01 - La
Croix 05/12/01 - Déclic Actualités 05/12/01 - Le Monde 11/12/01
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| Revue
de presse du 05/12/2001 |
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Arrêt
Perruche : JF Mattéi dépose une proposition de loi
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Jean-
François Mattéi, président du groupe Démocratie libérale à
l'Assemblée Nationale, vient de rédiger une proposition de loi pour
contrer la jurisprudence Perruche. Cette proposition sera débattue
le 13 décembre prochain à l'Assemblée Nationale. Elle stipule que
"nul n'est recevable à demander une réparation du fait de sa
naissance" mais que " lorsqu'un handicap est la
conséquence directe d'une faute, il est ouvert droit à
réparation...". Jean François Mattéi avait déjà tenté
d'intervenir dans ce dossier. Dans sa proposition, il
décortique la jurisprudence de la Cour de cassation pour en faire
émerger les points principaux.
En reconnaissant le préjudice du fait d'être né "on
peut se demander si la Cour de cassation n'aurait pas voulu en
réalité, réparer le fait d'être né avec un handicap. Le
handicap étant consubstanciel à la personne de l'enfant, qui
n'avait d'autre alternative que de naître handicapé ou de ne pas
naître du tout, c'est donc bien sa vie qui est considérée comme
un préjudice réparable" affirme t-il dans un premier
temps.
Dans un deuxième temps, il dénonce l'absence de causalité entre la
faute et le handicap "La jurisprudence Perruche présente
deux anomalies de droit, d'une part en considérant un lien entre la
faute et le handicap, lien qui n'existe pas, et, d'autre part, en
réparant un préjudice qui n'est pas indemnisable, la vie".
Il estime que dans l'arrêt Perruche et dans les 2 autres affaires
de la semaine dernière, on pouvait seulement reprocher aux
médecins de ne pas avoir suffisamment informés leurs patientes.
D'autre part, il souligne la tentation d'une dérive eugénique
liée à ces affaires "A partir du moment où le préjudice
indemnisé est une vie qui, selon les requérants, ne mérite pas
d'être vécue, il est alors nécessaire de se demander ce qu'est
une vie qui mérite de l'être[...]"
Dans sa proposition, JF Mattéi souligne également les
conséquences d'une telle jurisprudence pour les médecins
dans l'exercice du diagnostic prénatal. "Désormais ils seront
tenus responsables du handicap par erreur ou insuffisance du
diagnostic".
Enfin, il propose de créer "un Observatoire de l'accueil des
personnes handicapées en France" afin de pallier le déficit
de prise en charge des personnes handicapées.
Après
le MDC et le PC, le PS se
met lui aussi à réfléchir à une possibilité de légiférer
et ceci malgré les déclarations défavorables d'Elisabeth Guigou
à l'Assemblée. Notons la réaction de Claude Evin, ancien ministre et spécialiste
santé des députés socialistes qui affirme "l'émotion,
même irrationnelle, qui règne autour de ce débat pose problème
et elle doit être prise en compte". Il semble donc vouloir
prendre en compte l'opinion publique, couper l'herbe sous le pied de
l'opposition très active dans cette affaire et régler les
problèmes des médecins et de leurs assureurs (après les assureurs
ce sont désormais les réassureurs internationaux qui
menacent de ne plus prendre en charge le risque français). Par
ailleurs, Claude Evin refuse de se fonder sur le terrain du
"préjudice de naissance". Il préfère faire la
distinction entre les handicaps résultant d'un accident au cours de
la grossesse (indemnisables), et ceux qui seraient congénitaux (non
indemnisables).
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Le
Figaro 05/12/01 - La Croix 05/12/01 - Libération 05/12/01
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| Revue
de presse du 05/12/2001 |
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Bioéthique :
réactions en chaîne
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Le
25 novembre dernier, le journal en ligne e-biomed :The journal
of regenerative Medecine annonçait la production d’un embryon
humain par la technique du clonage et « l’aube d’une
nouvelle médecine », celle qui soignerait par des
cellules souches prélevées sur des embryons humains clonés.
Aujourd’hui, la société ACT doit faire face aux contestations
des chercheurs sur la qualité de cette publication. Dans ce
contexte, deux scientifiques de renom ont annoncé hier leur décision
de quitter le conseil éditorial de la revue : le français
Marc Peschanski, neurobiologiste à l’Inserm, pour qui « ce
travail ne valait pas une publication » et l’américain
John Gearhart, de l’université John Hopkins, pour qui l’expérience
est un échec.
Ces annonces se sont faites alors que se tenait la seconde
conférence annuelle de médecine régénérative où de nombreux
chercheurs de firmes privées réfléchissaient sur les possibilités
et les obstacles de l’utilisation des cellules souches
embryonnaires ou adultes pour la médecine de demain.
Par ailleurs, la
chambre des représentant ayant voté en juillet la criminalisation
du clonage, le vote du Sénat était attendu. Or, le Sénat américain
ne se prononcera finalement pas sur le clonage avant l’année
prochaine, la majorité démocrate ayant repoussé l’examen d’un
amendement républicain qui proposait un moratoire sur le clonage thérapeutique
et la création d’embryon à des fins de recherche.
Les débats sont tout aussi nombreux quant à
l’autorisation de la recherche sur les cellules souches
d’embryons humain. Aux États Unis, elle ne peut être menée que
sur un nombre restreint de lignées déjà existantes. En France,
elle reste interdite selon les lois de bioéthique de 1994. En
Allemagne, la recherche sur les cellules souches d’embryons humain
est interdite mais le conseil national d’éthique a voté vendredi
dernier l’autorisation de travailler sur des cellules d’embryons
humains importés.
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées
par la rédaction.
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Libération
05/12/01 Le Figaro 05/12/01 Le Devoir 04/12/01 Le Quotidien du Médecin
04 et 07/12/01
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| Revue
de presse du 05/12/2001 |
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Trisomie
21 : un nouvel essai clinique pour un dépistage plus précoce
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C’est
à la demande de la sécurité sociale des Yvelines et avec le
concours des médecins du départements, que le Dr Patrick
Rosenberg, du service de gynécologie-obstétrique de l’hôpital
de Poissy-Saint Germain, développe depuis janvier 2001 une approche
appelée « novatrice »
du dépistage de la trisomie 21. Cet essai consiste à réaliser des
dépistages échographiques et biochimiques « en un seul
temps, entre 11 et 14 semaines d’aménorrhée ».
Le caryotype fœtal est calculé à partir des données de
l’échographie et des marqueurs sériques, de l’âge de la femme
et du terme de la grossesse. Les résultas sont connus dans les 48
heures. L’assurance maladie participe à l’évaluation du
protocole et assure le remboursement des opérations.
Rappelons que la
trisomie 21 est la plus connue des anomalies chromosomiques. A ce
sujet, des recherches sont menées pour vaincre les effets de la
trisomie (cf. revue de
presse du 29.11.01). Par ailleurs, comment ne pas s’inquiéter
de ce dépistage systématique qui ne laissera aucune place à la
personne trisomique 21 dans notre société, ni aucun espoir à la
recherche ?
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées
par la rédaction.
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Le
Quotidien du Médecin 05/12/01 - Gènéthique 05/12/01
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| Revue
de presse du 05/12/2001 |
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Le
Conseil scientifique suédois défend le clonage thérapeutique
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Le
Conseil scientifique suédois a présenté hier ses orientations sur
la recherche publique. A cette occasion, il a jugé « éthiquement
défendable » le clonage thérapeutique. Constatant les
« bénéfices importants à terme » du clonage thérapeutique,
le Conseil estime que le législateur devrait considérer la
possibilité de ne pas ratifier la convention européenne sur les
droits de l’homme et de la biomédecine qui l’interdit. La Suède
est « à l’heure actuelle leader mondial de la recherche
sur les cellules souches ». Par ailleurs, le président du
conseil Bengt Westerberg a rappelé que la Suède possède le plus
grand nombre de lignes de cellules au monde.
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours cautionnées
par la rédaction.
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La
Croix 05/12/01 - Le Figaro 05/12/01 - le Quotidien du Médecin
07/12/01
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| Revue
de presse du 05/12/2001 |
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Grande
Bretagne : interdiction totale du clonage reproductif
d’humain
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Les
événements de ces dernières semaines ont conduit la Chambre des Communes
à adopter une loi interdisant le clonage humain à des fins de
reproduction. Validée par la Chambre des Lords le 17 novembre
dernier, cette loi prévoit dix ans de prison à « toute
personne coupable d’avoir implanté dans l’utérus d’une femme
un embryon humain issu du clonage ».
Précisons que le clonage d’embryons à des fins thérapeutiques,
comme pratiqué récemment par la société ACT, n’entre pas dans
ce cadre.
Gènéthique
vous rappelle que les informations transmises dans la revue de
presse quotidienne représentent toutes les opinions exprimées sur
l’actualité bioéthique. Celles-ci ne sont pas toujours
cautionnées par la rédaction.
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Libération
05/12/01
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