Revue de presse du 23/04/2001
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Espoir de thérapie génique dans une maladie infantile

Une équipe d’immunologie de Ce gène Artemis provoque s’il est défectueux un déficit immunitaire sévère chez les nourrissons atteints. Dans 20% des cas, les bébés sont totalement dépourvus de lymphocytes T et B et sont exposés à de multiples infections qui les vouent à la mort avant l’âge d’un an.

Le séquençage de ce gène ouvre la voie à des perspectives de thérapie génique.
Cette découverte est due à l’une des équipes d’Alain Fisher qui avait voici quelques mois réussi la première thérapie génique dans une autre maladie du même type.

 

 Necker vient de séquencer un gène d’une maladie orpheline localisé sur le chromosome 10.

Le Figaro 23/04/01

 

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Polyarthrite : espoirs de thérapie génique

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire qui déforme et disloque les articulations provoquant de violentes douleurs. C’est le plus grave et le plus fréquent des rhumatismes inflammatoires chroniques. 400 000 personnes en France, aux ¾ des femmes, sont affectées par cette maladie. 

La détection précoce de la maladie est essentielle pour mettre en route les traitements les plus efficaces afin de ralentir la constitution de lésions. Depuis peu, un nouveau traitement semble extrêmement efficace mais son coût est très élevé et on en connaît mal les effets secondaires à long terme.

 

L’AFP, Association Française des Polyarthritiques, vient d’organiser dans toute la France, du 20 au 22 avril, les premières journées nationales d’information et d’appel à dons pour financer la recherche en génétique susceptible de déboucher sur des traitements beaucoup plus performants. En effet, l’association des malades espère beaucoup de la génétique car si la polyarthrite évolutive n’est pas une maladie héréditaire, elle fait intervenir des facteurs génétiques de prédisposition. L’AFP s’est investie dans la collecte d’ADN de familles de malades dans le cadre de leur futur programme, baptisé Genhotel, qui accueillerait une dizaine de chercheurs pour tester de nouvelles hypothèses de recherche sur le site de Genopole à Evry.

Le Figaro 23/04/01

 

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La reconnaissance de la voix maternelle : acquise ou innée ?

La revue Proceedings of La technique consiste à retirer, par microchirurgie, un morceau choisi du tube neural d’un embryon de poulet de deux jours et à greffer en lieu et place le même tissus prélevé sur un embryon de caille du même âge.  L’œuf de poulet est couvé pendant 3 semaines dans une enceinte isolée phoniquement. A sa naissance et pendant 6 jours, le poussin chimère caille-poulet entend simultanément des enregistrements de cris de femelle des deux espèces. Le résultat est clair : la chimère caille-poulet répond spontanément à l’appel de la caille. « Cela montre qu’il existe chez l’embryon de caille une structure nerveuse responsable de la reconnaissance auditive de la mère, qui n’est pas modifiée même lorsqu’on l’insère dans l’organisme d’une autre espèce », souligne Nicole Le Douarin. Bien qu’il soit impossible d’extrapoler de tels résultats chez l’homme, des expériences récentes ont montré que le nourrisson était capable de reconnaître très tôt la voix de sa mère entre beaucoup d’autres. Est-ce cependant un acquis génétique ou une aptitude innée ? Pour Nicole Le Douarin, il paraît clair que « l’inné et l’acquis cohabitent », elle souligne toutefois que « les caractères indispensables à la survie sont le plus souvent génétiquement hérités ».  L’appel de la mère serait donc inscrit dans les gènes.

 National Academy Science a publié les résultats d’une expérience de trois chercheurs de l’institut de neurosciences de San Diego (Etats Unis) qui démontrerait qu’un oisillon dispose de mécanismes innés, inscrits dans son patrimoine génétique. 
Les chercheurs américains ont étudié comment de très jeunes poulets parviennent à reconnaître le cri de leur mère dans les premiers jours qui suivent l’éclosion. 

Le chercheur américain Evan Balaban a créé une quinzaine de chimères caille-poulet selon une méthode mise au point il y a une quinzaine d’année par Nicole Le Douarin, actuellement présidente de l’Académie des sciences et responsable de l’Institut d’embryologie moléculaire et cellulaire du CNRS.

 

Le Figaro 23/04/01

 

 

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