Revue de presse du 19/04/2001
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Nouveau calendrier de révision des lois de bioéthique 

Ce 17 avril, Jean-Jack Claude Huriet, spécialiste des questions de bioéthique, regrette que l’engagement pris par le premier ministre en novembre dernier sur l’examen du projet de loi avant la fin du semestre 2001 ne soit pas respecté. Il semble que la révision des lois bute sur un problème qui risque d’être prochainement dépassé, souligne le Figaro, et qui expliquerait le retard dans les discussions : « le recours aux cellules souches embryonnaires pourrait être souvent évité par l’utilisation de cellules adultes ou de cellules prélevées dans le sang de cordon ou le placenta.

Il y a donc une alternative possible à l’utilisation de l’embryon dans cette indication ».

Par ailleurs, rappelons que les lois de bioéthique ne se limitent pas au statut et à l’utilisation de l’embryon. Bien d’autres secteurs se retrouvent en panne : le don d’organes, l’encadrement à la procréation assistée, le diagnostic prénatal, l’exercice de la médecine prédictive, la brevetabilité du vivant…

(cf. : articles sur le sujet dans les revues de presse des derniers mois)

 

 Queyranne, ministre chargé des Relations avec le Parlement, a donné quelques précisions sur le calendrier électoral. Il semblerait que le projet de loi sur la révision des lois de bioéthique serait présenté en Conseil des Ministres le 28 mai ou le 4 juin et serait examiné à l’automne par le Parlement. Ce qui signifie que la fin de la navette entre les deux chambres ne sera pas terminée avant les législatives et les présidentielles de 2002.

Le Figaro 19/04/01  Le Monde 19/04/01  La Croix 19/04/01

 

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 IVG : adoption du projet de loi à l’Assemblée Nationale

à l’avortement, la suppression des sanctions pénales liées à la propagande et à la publicité en faveur de l’IVG et l’intégration du délit d’entrave à la pratique légal du code pénal.
Des nombreuses modifications apportées il y a une quinzaine de jours par le Sénat, peu ont été retenues si ce n’est : l’éducation sexuelle dès l’école primaire, le report de deux à quatre mois du délai de réflexion obligatoire avant de procéder à une stérilisation à visée contraceptive.

Les débats ont aussi porté sur l’autorisation de stériliser les personnes handicapées.

 

De nombreuses associations et groupes d’éthique avaient déjà fait savoir leur désapprobation à ce projet, désapprobation reprise dans l’hémicycle par Christine Boutin (UDF) « c’est moralement et juridiquement inacceptable ».

Enfin, suite à l’affaire Perruche, les députés ont écarté un amendement, voté par les sénateurs, selon lequel « nul n’est recevable à demander une indemnisation du seul fait de sa naissance ». Elisabeth Guigou a expliqué qu’elle n’entendait pas sur cette question légiférer « dans l’urgence ».

 

Il a fallu 7 heures aux députés de l’Assemblée Nationale pour adopter en nouvelle lecture le projet de loi sur l’interruption volontaire de grossesse et la contraception. L’opposition RPR-UDF-DL a voté contre à l’exception de Roselyne Bachelot.
Cette loi prévoit, notamment, l’allongement du délai légal de recours à l’IVG de 10 à 12 semaines de grossesse, l’aménagement de l’obligation de l’autorisation parentale pour les mineurs souhaitant avoir recours 

 

La Croix 19/04/01  Le Monde 19/04/01

 

 

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