Revue de presse du 17/04/2001
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 Alzheimer : première tentative de thérapie génique chez l’homme

L’équipe de Mark Tuszynski

Les travaux antérieurs chez les rongeurs et les singes ont montré que ce type de greffe peut améliorer la fonction et la survie de ces cellules cholinergiques (cf. : revue de presse du 16/02/01). L’objectif de cette première tentative de thérapie est d’obtenir un ralentissement de la maladie, voire une préservation de certaines facultés cognitives comme apprendre et mémoriser. Néanmoins les médecins redoutent des complications comme l’apparition de saignements, de tumeurs, de douleurs chroniques…D’autant plus, qu’un des écueils majeurs du traitements est qu’en cas d’intolérance l’ablation des greffons est impossible.

 

Il faudra attendre encore plusieurs semaines avant de pouvoir déceler une quelconque action sur les activités cognitives de la patiente et plusieurs années avant de parler d’efficacité. En France, plus de 300 000 personnes sont atteintes de la maladie d’Alzheimer, un chiffre qui devrait quasiment doubler d’ici à 2020. 
L’annonce de cette première réussite dans un essai de thérapie génique aux Etats Unis intervient justement peu de temps après la révélation, par une autre équipe américaine au New England Journal of Medecine, des « effets secondaires dévastateurs » de la greffe de cellules fœtales dans le traitement de la maladie de Parkinson (cf. revue de presse du 12/03/01).

 

(université de San Diego, Californie) a réalisé un premier essai de thérapie génique dans la maladie d’Alzheimer. Une patiente de 60 ans, atteinte d’une maladie d’Alzheimer débutante, a subi une greffe cérébrale de cellules modifiées génétiquement. Un demi million de cellules ont été ainsi implantées chirurgicalement en 5 sites de l’hémisphère droit dans une zone très particulière du lobe frontal, nommée le noyau basal de Meynert, région riche en cellules cholinergiques.

Le Figaro 14-15/04/01     Libération14-15/04/01    Le Quotidien du Médecin 17/04/01

 

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 Euthanasie : la France sur les pas des Pays-Bas ?

 

Le Pr Bernard Glorion, président du Conseil national de l’Ordre des médecins, 

Le Pr Glorion souligne la nécessité d’appliquer avec suffisamment de moyens la loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l’accès aux soins palliatifs. Pour l’Ordre « les arguments ne manquent pas contre une législation qui conférerait au médecin l’exorbitant pouvoir de tuer : le risque d’une erreur de diagnostic sur l’incurabilité, la difficulté d’interpréter la demande du malade, les mobiles très divers qui peuvent guider la famille ».   

Le Journal du dimanche a publié un sondage Ifop dans lequel les français se disent à 38% favorables à une autorisation absolue de l’euthanasie, à 50% favorables à une autorisation limitée à certains cas. 10% des sondés s’opposent à toute modification de la loi.

 

Bernard Kouchner, ministre délégué à la santé, a commenté ces chiffres y voyant « une évolution formidable de notre société ». Bernard Kouchner insiste sur « l’extension nécessaire » de « l’accompagnement médical des malades vers la mort ». Même si , selon lui, la majorité des problèmes de fin de vie pourraient être réglée grâce à la pratique des soins palliatifs, il faut néanmoins « aller plus loin que la législation actuelle » qui considère l’euthanasie comme un assassinat. Il annonce une prochaine journée d’étude sur ce thème au ministère de la santé. Il se déplacera fin juin aux Pays Bas pour y étudier les modalités du nouveau système. Il espère, si un consensus peut être trouvé sur cette question, proposer un amendement qui serait introduit dans le texte du projet de loi de modernisation du système de santé soumis au Parlement avant la fin de l’année. 
a rappelé que l’euthanasie est contraire au code de déontologie médicale. L’article 38 du code de déontologie médicale stipule en effet que « le médecin doit accompagner le mourant jusqu’à ses derniers moments, assurer par des soins et mesure appropriés la qualité d’une vie qui prend fin, sauvegarder la dignité du malade et réconforter son entourage. Il n’a as le droit de provoquer délibérément la mort ». Il convient de développer les soins palliatifs selon les principes édictés par l’article 37 : « en toutes circonstances, le médecin doit s’efforcer de soulager les souffrances de son malade, de l’assister moralement et éviter toute obstination déraisonnable dans les investigations thérapeutiques ».

Le Figaro 14 - 16 / 04/01   Le Monde 17/04/01  Le Quotidien du Médecin 17-19/04/01 

 

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Les mauvais chiffres de l’avortement

Alors que le débat sur l’IVG  Le collège national des gynécologues-obstétriciens français souligne que les échecs des contraceptifs (oubli, négligence, interruption momentanée) expliqueraient 47% des grossesses accidentelles.  Pourtant alors que la France est le pays qui affiche le plus fort taux de contraception orale, on s’aperçoit que sur 1 000 femmes françaises en âge de procréer entre 13 et 15 auront recours à un avortement dans l’année alors qu’aux Pays-Bas, elles ne seront que 6. Trente-quatre ans après la légalisation de la contraception, des militants associatifs et des professionnels médico-sociaux proposent comme solution de relancer une politique de contraception et de doper les cours d’éducation sexuelle à l’école afin d’éviter que près de 10 000 mineures soient enceintes chaque année et que 6 500 interrompent leur grossesse.
 reprend aujourd’hui en deuxième lecture devant les députés, l’ensemble des parlementaires est unanime pour déclarer que les chiffres de l’IVG en France traduisent un échec. En effet, chaque année 220 000 IVG sont pratiquées (soit 33 avortements pour 100 naissances).Ce nombre augmente notamment chez les femmes de 15 à 24 ans.

La Croix 17/04/01

 

 

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