| Revue de presse du 13/04/2001 | ||||||||
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Euthanasie légalisée aux Pays Bas |
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Les sénateurs hollandais ont |
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l’éditorialiste du Figaro « la distance est courte entre l ‘« euthanasie
de confort », destinée à abréger des maux, et « l’euthanasie
économique », destinée à libérer des lits d’hôpitaux ».
Henck Jochemsen, professeur d’éthique médicale à Amsterdam, explique
que « la nouvelle loi ne fera qu’amplifier la permissivité et
augmenter les cas d’euthanasie » dans un pays où déjà la pratique
représente entre 3,4 % et 6% des décès, où la majorité des cas ne sont
pas déclarés, où l’homicide intentionnel de nouveaux nés handicapés
est désormais un fait accepté par les tribunaux, où l’euthanasie est
parfois pratiquée comme un substitut de soins palliatifs.
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Les
malades quand on sait les écouter, le plus souvent, veulent vivre ».
Mgr Pierre d’Ornelas, évêque auxiliaire de Paris et membre de la
commission doctrinale de l’épiscopat français, souligne que « c’est
l’art et le devoir du médecin, non seulement de tout faire pour guérir
la maladie, mais aussi de considérer que la suppression de la souffrance
fait partie du soin. Mais nul ne peut vouloir la mort de quelqu’un ».
Notons,
par ailleurs, un début de revendication aux Pays Bas concernant
l’euthanasie des malades mentaux. En effet, plusieurs affaires jugées en
dernière instance ont ouvert la voie à l’euthanasie de patients atteints
d’un mal psychique et non d’ordre physique. Ainsi, un psychiatre qui
avait aidé une de ses patientes à en finir alors qu’elle était atteinte
d’une grave dépression a été relaxé. Un praticien vient d’être
acquitté pour avoir fait de même avec une personne de 86 ans qui se disait
« fatiguée de sa vie de vieillard ». Les juges néerlandais
semblent aller encore plus loin que les législateurs. Axel Kahn s’inquiète
de ces premières dérives : « cela évoque le précédent très
fâcheux de l’Allemagne nazie où une loi de 1941 a entraîné
l’euthanasie de quelques 100 000 malades mentaux ». Ce
vote relance du même coup ce débat difficile à travers l’Europe. Pour
la loi française, l’euthanasie est considérée comme un meurtre et est
de ce fait illégale. Cependant le conseil consultatif national d’éthique
a ouvert l’an dernier une brèche proposant « une sorte
d’exception d’euthanasie prévue par la loi qui permettrait d’apprécier
tant les circonstances exceptionnelles pouvant conduire à des arrêts de
vie que les conditions de leur réalisation ».
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fait
de leur pays le premier au monde à autoriser officiellement l’euthanasie.
Le texte de loi prévoit un code de conduite selon lequel : le
praticien doit être « convaincu que la demande du patient est
volontaire et réfléchie ». Sa maladie doit être « incurable
et insupportable ». Le praticien doit avoir bien informé son malade
et ils doivent être arrivés à la conclusion qu’ « il
n’existe aucune autre solution acceptable ». Le praticien doit avoir
consulté « au moins un confrère indépendant ». L’aide à la
mort doit être mise en œuvre avec minutie. Les jeunes entre 12 et 16 ans
peuvent obtenir l’euthanasie, mais avec l’accord des deux parents. En
outre, la loi accepte les « déclarations d’intention d’euthanasie »
qui permettent d’y recourir en cas d’incapacité à s’exprimer. Cinq
commissions régionales jugent, a posteriori, de la conformité de l’acte
de ces critères. En cas de doute ou de réponse négative, le dossier est
transmis à la justice. En effet, cautionner l’euthanasie banalise une décision qui devrait demeurer exceptionnelle et laisse entrevoir un grand vide éthique autour du respect de la vie.
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Le Figaro 12/04/01 , Le Monde 12 et 13/04/01, Le Quotidien du Médecin 13/04/01, La Croix 12/04/01 |
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| Revue de presse du 13/04/2001 | |||||||
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France : fichier ADN |
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En
juin 1998, la France votait la mise en place d’un fichier national
automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) qui doit stocker les ADN des
condamnés pour infractions sexuelles (10087 selon les chiffres du ministère
de la justice fin 1999). A ce jour, la banque de données n’est toujours pas opérationnelle. |
Des
agents français sont formés ce mois ci en Virginie (Etats unis) sur le
logiciel spécialisé américain, Codis. Celui-ci va être installé en mai
dans les locaux de la police technique à Ecully.
En attendant que la gendarmerie installe son « centre de
conservation des prélèvements biologiques », les gendarmes ont trouvé
un lieu de stockage provisoire. |
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Libération 13/04/01 |
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