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La Synthèse de presse bioéthique du jeudi 12 novembre 2009
L'euthanasie à nouveau au cœur des débats
Le
19 novembre prochain, un débat parlementaire est programmé sur l'euthanasie. Le
groupe socialiste à l'origine du texte estime dans l'exposé des motifs que
"toute personne, arrivée à un certain stade de sa maladie et soulagée de ses
souffrances le mieux possible, doit pouvoir choisir la mort si elle le souhaite
et recevoir pour cela l'aide dont elle a besoin".
Quatre ans après l'adoption de la loi sur la fin de vie, les députés
socialistes relancent donc le débat. Jean-Marc Ayrault, président du groupe
socialiste dit "vouloir en finir avec l'hypocrisie actuelle".
Mais tous les députés socialistes ne sont pas de cet avis. Ainsi, Gaëtan Gorce,
député PS de la Nièvre et ancien membre de la commission sur la fin de vie
explique que "les députés qui ont passé neuf mois à écouter les témoignages
de 80 juristes, médecins ou proches de malades dans le cadre de la mission
Leonetti, ont une approche plus prudente et circonspecte que ceux qui se
référent aux affaires médiatiques ou à leur expérience personnelles pour
réaffirmer de grands principes". Il propose, lui, la création d'une
commission, chargée de donner "un avis éthique médical et juridique" sur
d'éventuelles exceptions d'euthanasies.
Pour Jean Leonetti, vice-président UMP et principal auteur de la loi de 2005 sur
la fin de vie, "ce nouveau débat ne se justifie pas par de nouveaux
éléments". Et de rappeler : "la loi actuelle répond déjà aux demandes de
malades en phase terminale, en imposant de soulager toutes les souffrances, y
compris quand les doses de médicaments peuvent entraîner la mort." Il
regrette toutefois que la loi soit mal connue et pas toujours appliquée "ce
qui conforte la demande d'euthanasie", explique t-il.
La Vie (Claire Legros) 12/11/09
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