Mardi
soir, les députés ont adopté un amendement au projet de loi sur
l'hôpital qui instaure dans les études de médecine un volet
spécifique sur la contraception et l'interruption volontaire de
grossesse (IVG). Cet amendement a été adopté contre l'avis du
gouvernement et du rapporteur, Jean-Marie Rolland (UMP, Yonne).
La député Bérangère Poletti (UMP,
Ardennes), a l'origine de cet amendement a expliqué que les femmes
étaient mal conseillées en matière de contraception puisque deux femmes
sur trois ayant recours à une IVG utilisent un mode de contraception.
Elle craint également un manque
de médecins pratiquant les IVG car ceux qui les pratiquent aujourd'hui
sont âgés de plus de 55 ans. "Les jeunes médecins ne sont pas
sensibilisés à la question et ils n'ont pas pris le relais",
a-t-elle déclarée.
La ministre de la santé,
Roselyne Bachelot et Jean-Marie Rolland ont estimé que cette disposition
n'avait pas sa place dans un texte de loi et relevait du domaine
réglementaire.
Par ailleurs, toujours dans le
cadre de la loi sur l'hôpital, les députés devraient discuter
aujourd'hui d'un amendement proposant que les pharmaciens puissent
délivrer la pilule sans ordonnance (cf.
Synthèse de presse du 13/10/08).
Enfin, dans un rapport rendu le
3 mars, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a
souligné que l'exercice du "droit" à l'IVG est "imparfait, faute
d'une politique d'éducation sexuelle assortie de moyens budgétaires
adaptés et d'une véritable prise en charge". |