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La Synthèse de presse bioéthique du lundi 25 mai 2009
De la recherche sur l'embryon (III/III)
Troisième
et dernier article, dans Liberté
Politique, de Pierre-Olivier Arduin,
responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon sur la
recherche sur l'embryon humain (cf.
Synthèse de presse du 18/05/09
et
Synthèse de presse du 06/05/09) et plus
particulièrement sur ses aspects éthiques et le statut moral de l'embryon.
Dans un premier temps, il affirme que "quels
que soient les résultats escomptés de la recherche sur les cellules souches
embryonnaires, les atteintes qu’elle porte à la dignité humaine suffisent à la
condamner fermement".
Il rappelle que le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a précisé, dans
son rapport préparatoire aux Etats généraux, que "quelles que soient les
convictions des uns et des autres quant au statut ontologique de l’embryon
humain, il est difficile de nier précisément, son caractère humain, à défaut de
quoi la science s’intéresserait différemment à lui".
Les scientifiques reconnaissent que le zygote existe dès la fusion des gamètes.
Cet enfant embryonnaire est différencié, totalement distinct de ses parents et
de tout autre embryon : "il s'agit biologiquement d’un être dont le
patrimoine génétique nous apprend qu’il n’est ni un végétal ni un animal mais
bien un individu de l’espèce humaine".
Pierre-Olivier Arduin dénonce "le flagrant déni de dignité" du Conseil
d'Etat qui a repris l'appréciation du Conseil constitutionnel de 1994 : "au
regard de l’état des connaissances et des techniques [...], le principe
du respect de tout être humain dès le commencement de sa vie [art 16 Code
civil] n’est pas applicable aux embryons fécondés in vitro".
Il souligne que même si l'on doute que l'embryon humain soit bel et bien une
personne, "accepter de le détruire reviendrait à prendre le risque de
commettre un homicide".
Et de conclure que le Conseil d'Etat a détourné le principe de dignité au
profit de celui de l'utilité et qu'avec "un régime permanent d'autorisation"
de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, il consacre
"l'instrumentalisation irrémédiable de la vie
humaine conçue".
Liberté Politique.com (Pierre-Olivier Arduin) 20/05/09
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