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La Synthèse de presse bioéthique du mercredi 20 mai 2009
Fin de vie : la question centrale n'est pas celle de l'euthanasie
Les
Echos reviennent sur le récent sondage commandité par l'Association pour "le
droit de mourir dans la dignité" (ADMD) selon lequel 86% des personnes
interrogées seraient favorables à ce que l'euthanasie soit autorisée lorsqu'une
personne atteinte d'une maladie incurable en phase terminale le réclame (cf.
Synthèse de presse du 07/05/09). S'appuyant sur ces résultats, l'ADMD a de
nouveau demandé la légalisation de l'euthanasie.
Mais, pour le journaliste, si la question était posée autrement, par exemple
sous la forme suivante : "Êtes-vous favorable à ce que toute personne en fin
de vie reçoive les soins lui permettant de vivre ses derniers jours sans
souffrir ?", il y aurait 99% ou 100% de réponse positive et "le
débat sur la légalisation de l'euthanasie ne s'exprimerait plus dans les mêmes
termes".
S'appuyant sur les récentes conclusions du Conseil d'Etat rappelant que les cas
où la médecine ne sait pas éliminer la souffrance en phase terminale sans
plonger le patient dans un coma artificiel qui pourrait aussi accélérer sa mort
sont de plus en plus rares, le journaliste affirme que "la question centrale,
s'agissant de la fin de vie, n'est (...) pas celle de l'euthanasie, mais
celle de la capacité de toutes les structures médicales de prodiguer des soins
palliatifs susceptibles d'apporter l'apaisement". "C'est sur ce point que
toutes les associations et tous les responsables parlementaires et
gouvernementaux devraient faire porter leurs efforts."
Les Echos.fr 19/05/09
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