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La Synthèse de presse bioéthique du jeudi 11 juin 2009
A propos du don et de la greffe d'organe
Des
membres de l'association Demain la greffe, un groupe de réflexion qui
réunit des patients, proches de patients, donneurs, professionnels du
prélèvement et de la greffe et représentants de la société civile qui militent
en faveur du don d'organe et de la greffe, dénoncent dans le quotidien Le
Monde, "les recommandations frileuses du Conseil d'Etat" en la
matière.
Rappelons que dans son rapport, le Conseil d'Etat dit "souhaiter promouvoir
une réflexion éthique qui soit une démarche d'étude des données scientifiques,
d'ouverture aux convictions d'autrui et aux expériences étrangères, de remise en
cause des certitudes acquises, de dialogue des consciences".
Ils regrettent que "seuls les professionnels du prélèvement et de la
greffe dont les positions sont connues pour aller dans le sens de celles du
Conseil d'Etat aient été sollicités et qu'aucun représentant des patients
n'aient été auditionné".
Les membres de Demain la greffe rappellent qu'en France 13 000 malades
sont en attente de greffe et que 220 personnes sont mortes en 2008 faute d'avoir
été greffées.
En prenant l'exemple des greffes rénales, les membres de l'association
expliquent quelles seraient les approches nécessaires pour répondre aux besoins.
Et d'évoquer une diminution du taux de refus, un triplement du nombre de greffes
à partir d'un donneur vivant et un développement du prélèvement sur donneur
décédé à la suite d'un arrêt cardiaque.
Enfin, ils soulignent que le Conseil d'Etat ne manifeste aucune volonté de voir
progresser le don d'organes et propose de évolutions qui le feront diminuer.
"Interdire ou limiter l'accès à un soin lorsque la demande croît comporte le
risque de voir se développer trafic et marchandisation dans des pays pauvres et
moins regardants", concluent-ils.
Le Monde 11/06/09
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