Le
président américain, Barack Obama a autorisé à nouveau, vendredi 23
janvier, le financement d'organisations pratiquant ou facilitant
l'avortement à l'étranger (cf.
Synthèse de presse du 20/01/09) Il a estimé que les dispositions
adoptées par son prédécesseur, George Bush, étaient "inutilement
larges et injustifiées" et qu'"au cours des huit années passées,
elles ont sapé les efforts pour promouvoir un planning familial
volontaire, sûr et efficace dans les pays en développement".
Mise en place par Ronald Reagan en
1984, révoquée par Bill Clinton en 1993, cette "règle de Mexico"
avait été rétablie par George Bush en 2001.
Les organisations chrétiennes
et le Vatican ont dénoncé le geste d'Obama. Mgr Rino Fisichella,
président de l'Académie pontificale pour la vie, a estimé que la
décision de Barack Obama relevait "de l'arrogance de qui se croit
dans le juste" et "pense pouvoir décider de la vie et de la
mort". "Au lieu de toutes les bonnes choses qu'il pouvait faire, Barack
Obama a choisi la pire", celle de laisser faire "le massacre des
innocents", a déploré, Mgr Elio Sgreccia, président émérite de
l'Académie pontificale pour la vie. "Le droit à la vie est le premier
des droits à défendre", a-t-il ajouté, assurant que "80% des
citoyens américains sont contre l'avortement".
Par ailleurs, Obama a annoncé
l'ouverture prochaine d'une concertation avec toutes les parties
concernées pour réduire le nombre de grossesses non désirées et répondre
au mieux aux besoins des femmes et des familles, y compris aux
Etats-Unis. "Une administration qui veut réduire les avortements ne
devrait pas détourner les fonds fédéraux pour financer des groupes qui
font la promotion de l'avortement", a dénoncé l'archevêque de
Philadelphie, Justin Rigali. |