La
région Ile-de-France, le Planning familial, l'Association des centres de
grossesse et de méthodes contraceptives (ANCIC) et la Coordination pour
la défense de l'interruption volontaire de grossesse et de la
contraception (CADAC) ont lancé, pour la deuxième année consécutive, ce
lundi 19 janvier leur campagne "sexualité, contraception, avortement
: un droit, mon choix, notre liberté" (cf.
Synthèse de presse du 15/01/08).
Le Planning familial prévoit de
développer, dans les départements d'Ile-de-France, des actions pour "améliorer
l'accès à l'IVG notamment en consolidant les partenariats avec et entre
les établissements de santé publics et privés afin de prévenir les
désengagements déjà constatés de la part des établissements franciliens
sur ce thème". Pour ce faire, le Planning recevra le soutien du
Conseil régional.
Dans son communiqué, le
Mouvement français pour le planning familial (MFPF) déplore
l'insuffisance d'information sur la contraception, d'éducation à la
sexualité et de la défense "des droits des femmes à disposer de leur
corps, droit encore trop souvent nié".
Pour Dalila Touami, présidente
du Planning familial Ile-de-France, "les droits en santé sexuelle
font partie des droits fondamentaux reconnus internationalement".
Présidente de la CADAC, Maya Surduts estime qu'"il est grand temps de
mettre fin à la culpabilisation des femmes face à l'avortement", et
ce d'autant que "42% des femmes y ont recours au cours de leur vie".
Pour Marie-Laure Brival, secrétaire générale de l'ANCIC, "il est
nécessaire de poursuivre la revalorisation de l'acte d'IVG tant dans la
formation initiale que dans la rémunération des professionnels qui la
pratiquent" afin que ce "parent pauvre de la médecine trouve
enfin sa juste place". |