Plusieurs
courriers des lecteurs de La Croix reviennent sur l'article du
quotidien sur l'audition d'Axel Kahn
dans le cadre de la mission parlementaire
sur la révision des lois de bioéthique (cf.
Synthèse de presse du 10/11/08).
Pour l'un, les positions d'Axel
Kahn sur la recherche sur l'embryon ne sont pas aussi "claires"
que La Croix l'affirme : "en fait de clarté, Axel Kahn ne fait
qu'illustrer une fois de plus le travers de bien des positions dites
"bioéthiques" : on s'appuie sur des faiblesses de la législation en
vigueur, face à des situations imprévues (que faire des embryons
surnuméraires congelés ?...) ou des progrès technologiques (faisabilité
du "bébé médicament", amélioration du diagnostic préimplantatoire...),
pour proposer une nouvelle législation plus permissive, tout en
prétendant que cela permettra d'encadrer les pratiques, d'éviter les
excès..." Ce lecteur appelle "la république des droits de l'homme
[à] défendre le premier de ces droits, celui sans lequel les autres ne
sont rien : le droit à la vie de chaque être humain, de sa conception à
sa mort naturelle".
Un autre courrier met en
évidence les contradictions du discours d'Axel Kahn qui d'une part "dit
que l'embryon mérite d'être reconnu dans sa singularité" et, de
l'autre soutient la recherche sur l'embryon. "Comment peut-on
continuer à faire des recherches sur cet être humain" que nous fûmes
tous ?
Enfin, un dernier courrier
demande au généticien de préciser "à quel moment et comment l'embryon
devient un être humain". Soit celui-ci le fait avec précision et le
législateur n'a plus à en débattre, soit il n'en est pas capable et "c'est
le principe de précaution qui s'applique : l'embryon humain est à
considérer, dès qu'il est perceptible, comme une personne humaine". |