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La
presse revient largement sur l'investiture du 44ème président des
Etats-Unis qui prête serment et entre en fonction aujourd'hui. Selon son
porte-parole, Robert Gibbs, Barack Obama devrait, dès aujourd'hui,
signer plusieurs décrets parmi lesquels figure le texte annulant la
réduction des fonds fédéraux pour la recherche sur les cellules souches
embryonnaires.
Barack Obama devrait aussi,
dans les prochains jours, mettre un terme à la politique dite "de Mexico
City", mise en place sous l'ère Bush, selon laquelle les Etats-Unis
refusent toute aide financière aux programmes de planning familial
faisant la promotion de l'avortement.
La Croix consacre un
article aux rapports qu'entretiennent les citoyens américains et en
particulier les chrétiens avec le président élu. Si certains n'échappent
pas à l'"obamania", pour d'autres, et notamment ceux qui ont fait de
l'avortement la question fondamentale de cette élection, la victoire du
candidat démocrate a un "goût amer". "C'est le cas de la
hiérarchie catholique qui, depuis des années, combat frontalement la loi
libéralisant l'avortement", affirme le quotidien, rappelant qu'au
lendemain de son élection, le président de la Conférence épiscopale
catholique des Etats-Unis, le cardinal Francis George, avait adressé une
mise en garde à Barack Obama, le pressant de ne pas considérer son
élection comme "un référendum pro-avortement".
La Croix reprend
l'analyse de P. James Halstead, théologien moraliste titulaire de la
chaire d'études catholiques à l'université DePaul (Chicago) et
spécialiste d'éthique, pour qui le fait que les évêques n'aient pas été
suivis par leur fidèles devrait les conduire à s'interroger sur leur
manière de communiquer. Pour lui, "les évêques ne doivent pas se
focaliser sur la politique" ; "l'important est de manifester,
dans l'engagement de nos communautés, dans nos liturgies, la dignité des
personnes et la beauté de la vie".
Dans une récente lettre
adressée au nouveau président, le cardinal Francis George a rappelé les
priorités dégagées par la Conférence des évêques américains dont la
protection "de la vie des membres les plus vulnérables et sans voix
de la famille humaine, spécialement les enfants non nés et ceux qui sont
handicapées ou malades en phase terminale". |