Liberté
politique revient sur l'affaire de l'euthanasie au Luxembourg.
Rappelons que les députés luxembourgeois se sont prononcés, à 31 voix
contre 26, en faveur de la dépénalisation de l'euthanasie. Le Grand-duc
ayant refusé de promulguer toute loi autorisant l'euthanasie, le Premier
ministre, Jean-Claude Juncker, a initié une réforme de la Constitution
afin de réduire les pouvoirs du souverain et lui ôter la possibilité de
sanctionner les textes législatifs (cf.
Synthèse de presse du 03/12/08). Cette révision a fait l'objet d'une
première lecture favorable (cf.
Synthèse de presse du 12/12/08) et devrait passer en deuxième
lecture au cours du mois de mars 2009.
Mais un comité d'initiative
populaire a déposé une demande de référendum pour invalider cette
réforme de la Constitution visant à réduire le rôle du souverain. Ce
comité doit donc recueillir 25 000 signatures pour qu'ait lieu le
référendum. Selon la Constitution, un tel référendum ne peut se tenir ni
trois mois avant ni trois mois après une élection. Une élection
législative étant prévue le 7 juin prochain, celui-ci ne pourrait être
organisé qu'avant le 7 mars ou après le 7 septembre.
Par ailleurs, la loi, adoptée
sous l'actuel régime constitutionnel, pourra-t-elle être promulguée sous
un autre régime ? "La réponse ne semble pas couler de source" et,
"si ce n'est pas le cas, il faudra reprendre tout le processus
législatif après la révision de la Constitution."
"La question n'est
donc pas définitivement tranchée", conclu Liberté politique
qui appelle à
soutenir le Grand-duc. Cette décision du Grand-duc de refuser de
promulguer la loi sur l'euthanasie aura donc porté sur la scène
nationale et internationale le débat sur la fin de vie et montré que la
résistance est forte et l'enjeu d'importance. |