A propos de la sédation dans le Code de
déontologie
Le
Conseil national de l'Ordre des médecins a approuvé la nouvelle
rédaction de l'article 37 du Code de déontologie précisant l'obligation
du médecin de recourir à des traitements antalgiques et sédatifs en cas
d'arrêt de traitement actif en fin de vie (cf.
Synthèse de presse du 11/02/09). La nouvelle rédaction devrait être
soumise au ministre de la Santé.
Dans sa nouvelle formulation, le
titre I de l'article 37 souligne l'obligation pour le médecin de "s'efforcer
de soulager les souffrances du malade par des moyens appropriés à son
état" tout en s'abstenant "de toute obstination déraisonnable"
ainsi que la possibilité de "renoncer à entreprendre ou poursuivre
des traitements qui apparaissent inutiles, disproportionnés ou qui n'ont
d'autre objet ou effet que le maintien artificiel de la vie". Le
titre II précise les conditions dans lesquelles peut être décidé l'arrêt
d'un traitement lorsque le patient est hors d'état d'exprimer sa
volonté. L'Ordre propose enfin un titre III qui stipulerait que : "lorsqu'une
limitation ou un arrêt de traitement a été décidé et lorsque la
souffrance du patient ne peut être évaluée du fait de son état cérébral,
le médecin a recours aux traitements antalgiques et sédatifs permettant
d'assurer la dignité de la fin de vie du patient. Il veille également à
ce que l'entourage du patient reçoive un soutien approprié".
Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
Les images sont supposées être libres de droits, ou récupérées sur des
sites n'affichant pas de copyright.
En cas de contestation, un
courriel suffira pour
les supprimer de nos pages.