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La Synthèse de presse bioéthique d'août 2009
Recife : nouvel éclairage sur les faits
Dans La Croix, Joël-Benoît d’Onorio, président de l’Union internationale
des juristes catholiques, revient sur l’affaire de Recife (Cf.
Synthèse de presse du 09/03/09). Il semblerait
en effet que l’intégralité de cette polémique repose sur des faits rapportés par
une dépêche d’agence et que personne ne se donna jamais la peine d’aller
vérifier.
Dans la réalité, les parents, bien que séparés, étaient dès l’abord opposés à
l’avortement de leur fille. Ils avaient été entourés et soutenus tout au long de
leur épreuve par le curé de la paroisse et la Caritas locale qui fit prendre la
fillette en charge par l’Institut maternel et infantile du Pernambouc. Le
directeur du service leur avait assuré que ni la santé ni la vie de la jeune
mère ne seraient en danger si sa grossesse était attentivement surveillée. De
nombreux gynécologues du pays, malheureusement familiers de ces "grossesses
enfantines", ont publiquement attesté que le suivi médical avait toujours
permis d’éviter le décès des intéressées, le pire ayant résidé dans des
naissances prématurées ou des avortements spontanés.
Ce sont donc des travailleurs sociaux, activistes de l’avortement, qui ont
circonvenu la mère, analphabète, en lui faisant faussement redouter le pire pour
son enfant. Ils ont ainsi obtenu, à l’insu du père, le transfert de la fillette
vers une clinique d’avortements de Recife où lui fut administré un produit
chimique visant à l’expulsion des fœtus gémellaires. Cette méthode est pourtant
hautement contre-indiquée au-delà de sept semaines de grossesse en raison des
risques importants pour la patiente. En l’occurrence, celle-ci en était à quinze
semaines.
L’affaire de Recife n’a été qu’un avortement forcé et instrumentalisé pour des
raisons idéologiques et non compassionnelles. Il n’y a donc eu nulle
maladresse de la part de Mgr Sobrinho qui n’a fait que rappeler la réalité d’une
excommunication qui tombe de facto sur les avorteurs et leurs complices
conscients (ce qui exclut donc la mère).
La Croix (Joël-Benoît d’Onorio) 22/08/09
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