A
la suite de l'article de l'Osservatore Romano sur les
critères de la mort
(cf Synthèse de presse du 04/09/08), Zenit a interrogé le
docteur Chiara Mantovani, présidente de l'Association des médecins
catholiques Italiens de Ferrara.
Dans un premier temps, le docteur Mantovani
estime qu'il faut clarifier les termes. Elle souligne que la
terminologie "mort cérébrale" est une expression erronée et
qui est utilisée de manière incorrecte comme synonyme de "mort
encéphalique".
Par mort encéphalique, il faut comprendre
plutôt l'absence totale, enregistrée plusieurs fois, de toute
activité du cortex cérébral, du tronc et du bulbe rachidien (c'est à
dire un silence électrique des parties du cerveau), par conséquent
de tout ce qui génère ou coordonne les activités du corps.
De cette définition générique, on peut
alors comprendre que quelqu'un qui paraît mort mais qui respire de
lui-même et dont le cœur continue à battre n'est en fait par mort.
Chiara Mantonavi précise également que les
termes "coma" et "état végétatif" ne veulent pas dire mort
encéphalique, qui est l'état dans lequel la capacité à faire
fonctionner les processus vitaux a disparu.
Aujourd'hui en Italie, la loi permet
l'extraction d'organes uniquement dans le cas où la mort a été
confirmée avec des critères neurologiques caractérisant la mort
encéphalique et non pas cérébrale."L'électroencéphalogramme plat
n'est pas tout à fait la mort encéphalique, on ne peut prélever les
organes si les centres cérébraux profonds donnent des signes
d'activité électrique".
Pour réguler la circulation et la
respiration du patient, les médecins maintiennent l'apport en
oxygène nécessaire, le temps qu'il faut, afin de constater avec
rigueur les critères de mort encéphalique. Il s'agit d'un mécanisme
de sécurité pour s'assurer qu'il n'y a pas d'erreur dans
l'enregistrement de l'électroencéphalogramme qui peut donner des
résultats erronés.