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  GènEthique, revue de presse de bioéthique
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Sommaire de la synthèse de presse bioéthique du jeudi 18 septembre 2008
  Les risques du dépistage prénatal
  Euthanasie "personne ne peut disposer de la vie d'autrui..."
  La potentialité des cellules satellites du muscle
  L'insémination artificielle avec donneur pour les femmes célibataires
Sommaire de la semaine


Synthèse de presse bioéthique du jeudi 18/09/08

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Les risques du dépistage prénatal

L'association Down Syndrome Education International vient d'estimer que le dépistage prénatal de trois fœtus trisomiques entrainait la suppression de deux fœtus non trisomiques. En effet, les tests qui sont proposés aux femmes à risque entrainent de nombreuses fausses couches. Le National Health Service estime que le taux  de fausses couches provoquées par ces tests est de 1à 2%, ce qui entraîne chaque année de 400 à 600 fausses couches de fœtus non affectés par la trisomie. En parallèle chaque année en Angleterre, 660 fœtus sont dépistés trisomiques et la plupart sont avortés.

Franck Buckley, le président de l'association estime que beaucoup de femmes ne connaissent pas les risques engendrés par ce dépistage. Un résultat positif aux test des marqueurs sériques ne signifie pas forcément que le fœtus est atteint de trisomie. Ainsi 95% des femmes déclarées à risque n'auront pas en fait d'enfants trisomiques mais la plupart continueront les tests. Pour confirmer ce premier test, les médecins ont recours à l'amniocentèse ou à la choriocentèse : ce sont ces tests qui ne sont pas dénués de risques.

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Telegraph.co.uk (Aislinn SImpson) 17/09/08 - BBC News 17/09/08

 


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Euthanasie "personne ne peut disposer de la vie d'autrui..."

L'avocat Robert Badinter, sénateur socialiste des Hauts de Seine, ancien Garde des Sceaux, président du Conseil constitutionnel et l'un des principaux acteurs de l'abolition de la peine de mort en 1981 vient d'être auditionné par la mission Leonetti sur la question de la fin de vie. Il a estimé que la loi du 22 avril 2005 était "satisfaisante" et s'est montré très sceptique sur l'idée d'une "exception d'euthanasie".

Robert Badinter a précisé que le droit pénal n'avait "pas seulement une fonction répressive mais aussi une fonction expressive", en ce qu'il traduit "les valeurs d'une société".

A titre personnel, il explique que "le droit à la vie est le premier des droits de l'homme" et que "personne ne peut disposer de la vie d'autrui". Il s'oppose donc à la légalisation de l'euthanasie, même sous forme "d'exception".

Il estime que "le consentement libre et éclairé" de la personne que l'on a fait mourir pourra toujours être remis en cause par un proche ou un membre de la famille. Ainsi, créer une "exception d'euthanasie" ne ferait, estime t-il, qu'ouvrir de nouvelles "zones d'ombre".

Il s'oppose également à l'idée de Gaëtan Gorce de créer un comité d'experts qui serait chargé de se prononcer sur l'opportunité d'une euthanasie dans des cas exceptionnels : "je ne conçois pas qu'un comité, aussi honorable soit-il, puisse délivrer une autorisation de tuer".

Pour conclure, il estime que la procédure judiciaire actuelle offre toutes les voies et garanties, sans qu'il soit nécessaire "d'inventer des détours".

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La Croix (Marine Lamoureux) 18/09/08

 


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La potentialité des cellules satellites du muscle

Une équipe de chercheurs de l'université de Stanford vient de démontrer que les cellules satellites du muscle sont bien des cellules souches, c'est à dire qu'elles sont capables de se différencier en cellules musculaires fonctionnelles, mais aussi de se multiplier tout en conservant leur multipotence. Si l'on savait depuis longtemps qu'elles étaient capables de régénérer les fibres musculaires endommagées, c'est la première fois que les chercheurs ont démontré que ces cellules pouvaient  proliférer à l'identique et se différencier.

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Le Quotidien du Médecin (Elodie Biet) 18/09/08

 


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L'insémination artificielle avec donneur pour les femmes célibataires
Le magazine Valeurs Actuelles consacre un dossier aux femmes célibataires qui recourent à l'insémination artificielle avec donneur (IAD) pour devenir mères. Elles sont en effet de plus en plus nombreuses à se rendre en Belgique ou en Espagne pour avoir recours à cette pratique. Rappelons qu'en France, "l'assistance médicale à la procréation est destinée à répondre à la  demande parentale d'un couple".

Le docteur Bernard Lejeune, chef de service du centre de procréation assistée de l'hôpital Edith Cavelle à Bruxelles, estime que le nombre de ces patientes a triplé en trois ans. Ces patientes françaises ont autour de 35 ans, ont fait de bonnes études, ont une belle carrière et ont atteint une stabilité financière. Sensible au problème de l'horloge biologique, elles décident de dissocier vie familiale et vie amoureuse. Par ailleurs, le sida a rendu les aventures sans lendemain dangereuses et avec les progrès des recherches en paternité, les hommes sont prudents car ils craignent d'avoir à payer une pension alimentaire quelques années plus tard...

Ce phénomène suscite de plus en plus de questions, notamment pour l'enfant. Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste et spécialiste de la procréation assistée,  explique que ces enfants se poseront inexorablement la question "D'où je viens?" "Ces interrogations sont parfois très violentes et les enfants deviennent alors des adultes qui vont mal". Pour le pédopsychiatre Stéphane Clerget, "ces femmes veulent avoir la maîtrise totale de l'existence, cela s'apparente à de l'égocentrisme et à du narcissisme : un amour de soi tel qu'on ne donne pas de place au père".

L'autre question qui se pose est celle de la filiation. Aujourd'hui, ces enfants sont nombreux à rechercher leur père comme c'est le cas d'Arthur Kermalvezen, 24 ans, auteur de "Né de spermatozoïde inconnu" (cf Synthèse de presse du 05/03/08). "Je savais que j'étais le résultat d'une programmation savamment orchestrée, d'une expérience scientifique qui s'est peu souciée des conséquences sur nous les enfants. Nous avons été des cobayes..." Pour Stéphane Clerget, "on crée artificiellement des enfants nés sous X : c'est terrible".

"Faire un enfant par insémination artificielle en tant que célibataire est une décision risquée. En grandissant, l'enfant sera peut être indigné par la façon dont il a été conçu par sa mère et se montrer rejetant. Il faut penser à toutes ces conséquences, on ne peut pas faire l'économie de ces questions", conclut Geneviève Delaisi de Parseval

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Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Valeurs actuelles (Pauline Liétar) 18/09/08 

 

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