Ancien
ministre du général de Gaulle, ayant participé à la rédaction de la
Constitution de la Vème République, membre de l’Académie des sciences
morales et politique, Jean Foyer est mort vendredi dernier à l’âge de 87
ans.
Juriste de haute volée, résistant, Jean Foyer commence sa
carrière à la Libération occupant de 1944 à 1946 des postes de
conseiller technique. Il entre au gouvernement comme secrétaire d’Etat
chargé des relations avec la Communauté (1960 – 1961), avant de devenir
ministre de la Coopération (1961 – 1962) puis Garde des Sceaux, ministre
de la justice dans le gouvernement de Georges Pompidou (1962 – 1967). En
1967, Jean Foyer n’est plus membre du gouvernement mais président de la
commission des lois de l’Assemblée nationale, poste qu’il occupera de
1968 à 1972 puis de 1973 à 1981.
En 1972, Georges Pompidou le nomme ministre de la santé, poste
qu’il n’occupera que quelques mois en raison de son opposition à un
projet de loi sur l’interruption de grossesse. Ce projet de loi sera
finalement repoussé avant d'être présenté à nouveau en 1974. Jean Foyer,
ardent défenseur de la vie humaine, s’est particulièrement impliqué
contre cette loi, en mettant en garde contre « une confusion entre
dépénalisation et légitimation » de l’avortement.
Elu parallèlement député du Maine et Loire et maire de son village natal
de Contigné, il siège à l’Assemblée nationale jusqu’en 1988.
Il deviendra aussi membre de l’Académie pontificale pro Vita et
président de l’Association des juristes pour le respect de la vie. En
tant que membre de l’Académie des sciences morales et politiques, il fut
à l’origine de l’accueil du cardinal Joseph Ratzinger à l’institut ainsi
que du professeur Jérôme Lejeune. Il devait prendre la parole sous la
Coupole aujourd'hui même devant Nicolas Sarkozy à l'occasion de la
commémoration des 50 ans de la Vème République.
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