La
Croix revient sur le rapport des députés Jean-Sébastien Vialatte (UMP)
et Alain Claeys (PS), membres de l'Office parlementaire des choix
scientifiques et technologiques (OPECST), sur l'évaluation de la loi de
bioéthique de 2004. Après avoir été présenté hier aux autres membres de
l'OPECST (cf.
Synthèse de presse du 18/11/08), ce document devrait être rendu
public aujourd'hui.
Le quotidien revient sur deux
sujets principaux qui seront débattus à l'occasion de la révision de la
loi de bioéthique : les mères porteuses et la recherche sur l'embryon.
Les rapporteurs ne prôneraient pas la légalisation des mères porteuses,
pratique actuellement interdite en France. Le 3 juillet dernier, l'UMP a
lancé le débat sur sa plateforme participative Internet : 65% des
personnes se sont prononcées contre la légalisation de cette pratique. "A
noter que les non ont tous été clairs et sans appel, tandis que les oui
ont été plus nuancés", analyse-t-on à l'UMP. Et, "étonnamment",
personne "n'a évoqué le recours à cette pratique par les couples
homosexuels". Le parti conclut qu'il s'agit d'une "question
difficile" qui "soulève à la fois compassion irrépressible envers
les couples stériles et des problèmes éthiques et juridiques évidents".
Aujourd'hui interdites par
principe mais autorisées à titre dérogatoire et à condition qu'elles
soient "susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques" et
qu'elles ne puissent pas être poursuivies "par une méthode
alternative d'efficacité comparable", les recherches sur l'embryon
humain seront au cœur de cette révision. La Croix affirme que les
rapporteurs se sont prononcés en faveur d'une libéralisation de ces
recherches.
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