Le
Quotidien du Médecin publie un article sur la contraception de la
jeune femme de moins de 20 ans. En France, on compte environ 2 600 000
jeunes femmes âgées de 14 à 20 ans.
En France, la prescription médicale
d'un moyen contraceptif à une mineure est autorisée gratuitement et sans
autorisation parentale alors même qu'on constate l'augmentation des
interruptions volontaires de grossesse pour cette tranche d'âge.
Près de 89% des jeunes filles de 15-20 ans utilisent une
contraception et 96% des femmes de 20-25 ans.
Le préservatif masculin est le
moyen de contraception le plus spontanément utilisé lors des 1ers
rapports sexuels des jeunes filles de moins de 20 ans. Le Quotidien
du Médecin souligne que son "efficacité contraceptive bien moins
importante que les méthodes hormonales, (...) devrait conduire les
médecins à ne pas le recommander comme contraceptif.
Le journal indique que la
"pilule du lendemain" (Norlevo ou Vikela) représente la contraception
d'urgence "la plus adaptée dans cette tranche d'âge". Son taux
d'efficacité dépend de la rapidité de la prise : 95 % lorsque la prise a
lieu dans les 24 heures et 50 % si prise dans les 72 heures. Cette
pilule est délivrée par les infirmières scolaires et disponible sans
ordonnance et gratuitement pour les mineures dans les pharmacies qui
doivent préciser qu' "il ne s'agit que d'une méthode de secours".
Le Quotidien du Médecin
s'interroge sur les effets secondaires de l'utilisation des
contraceptions hormonales. Par exemple, quel est son impact sur la
maturation osseuse de femmes jeunes qui utilisent cette contraception ?
En effet, les estrogènes interviennent dans le processus d'acquisition
de la masse osseuse. L'essentiel de ce processus a lieu entre 12 et 14
ans, et à 16 ans, plus de 95 % de la masse osseuse est acquise chez la
femme.
Par ailleurs, la prise
d'estrogènes et de progestatifs par les femmes de moins de 20 ans
est-elle facteur de risque accru de cancer du sein ? En 1996, la
métaanalyse d'Oxford a mis en évidence une discrète augmentation du
risque de cancer du sein chez les femmes ayant débuté la pilule
estroprogestative avant 17 ans. Une autre étude, plus récente mais moins
étendue n'a pas constaté ce risque.