A
l'occasion de ce débat sur la fin de vie, certains médias affirment que
nombre d'euthanasies clandestines seraient déjà pratiquées en France.
Ainsi, pour le
Pr Bernard Delavois (service de soins palliatifs de Puteaux), "il est
clair qu'une telle pratique existe", sans qu'on puisse la chiffrer.
Il ajoute que "le raisonnement actuel qui vise à dire "il y a une
pratique scandaleuse en France, l'euthanasie clandestine, il faut la
combattre en la légalisant" ne tient pas". D'autant que, d'après
le Pr Goldwasser, chef du service de cancérologie (hôpital Cochin,
Paris), "on peut, si l'on s'en donne les moyens, régler aujourd'hui
99.9% des situations difficiles". Le Dr Régis Aubry (Besançon) se
dit lui aussi "persuadé de la persistance d'euthanasie" en France
mais "par défaut de formation, par défaut d'accompagnement des
médecins". Pour lui, "il y a deux axes impératifs à développer
dans notre pays, la formation et la recherche en soins palliatifs".
Plaidant pour
une dépénalisation de l'euthanasie active et du suicide assisté,
Jean-Luc Romero, président de l'ADMD, affirme qu'entre 10 000 et 15 000
euthanasies seraient pratiquées chaque année en France...
Le Figaro
consacre d'ailleurs un article aux "techniques marketing" de l'ADMD et
notamment celle de "fondre sur les cas limites", c'est-à-dire de
se saisir de chaque nouveau cas pour faire entendre ses revendications
et augmenter le nombre de ses adhérents (44 000).