En
Croatie, de 1992 à 2006, le nombre d’avortements a diminué de 82%,
passant de 26 223 à 4 733, selon les chiffres de l’Institut national
croate de la santé publique.
Rappelons qu’en Croatie,
l’avortement est légal jusqu’à la 10ème semaine de grossesse
mais n’est pas remboursé. Le Center for reproductive rights
classe la Croatie parmi les pays les plus libéraux en matière
d’avortement, aux côtés de la France, de la Suède ou encore de la
Hongrie, puisqu’il n’est pas nécessaire de justifier un avortement.
Le président du Centre pour la
Famille de Zagreb explique cette diminution du nombre d’avortements par
le "travail d’éducation et de formation à l’Evangile de la vie promu
par l’Eglise et les associations catholiques". Premier secrétaire de
l’Ambassade de Croatie à Paris, Claude Grbesa ajoute à cette
interprétation "les programmes éducatifs enseignés dans les écoles et
promouvant un comportement sexuel responsable". La Croatie s’est de
plus dotée d’une politique familiale ambitieuse et financée. Anecdote
remarquable : les pièces de 25 kuna de l’an 2000 sont frappées d’un bébé
dans le ventre de sa mère.
La situation croate n’a rien de
comparable avec la situation française où, selon l’Institut national
d’études démographiques (INED), depuis la fin des années 70,
l’avortement reste toujours aussi fréquent. En 2005, on estime à 206 300
le nombre d’avortements pratiqués en France.