L'association
pour le droit à mourir dans la dignité (ADMD) milite depuis plus de 30
ans pour la légalisation de l'euthanasie. Elle fut créée en mai 1980. En
1983, le sénateur Henri Cavaillet, radical de gauche et franc-maçon, en
devient président. "Quand j'étais président, il y avait beaucoup de
francs-maçons dans le conseil d'administration", admet-il."Il est
certain que cela a pu contribuer à brouiller l'image de l'ADMD, qu'on
prenait parfois pour une officine de la Grande Loge ou du Grand-Orient."
En 2007, on a
découvert que l'ancienne directrice administrative avait créé une
association fictive pour détourner une partie du budget. M. Cavaillet
quitta alors définitivement l'association.
La présidence
de l'Association est maintenant assurée par Jean-Luc Romero qui a
souhaité clarifier sa position sur l'aide active à mourir. "L'ADMD a
toujours été traversée par un débat de fond", explique Gilles
Antonowicz, son vice-président et avocat de Chantal Sébire. "Il y a
ceux qui plaident pour une législation à la belge ou à la hollandaise,
avec une aide active à mourir réservée aux malades en situation
d'incurabilité et encadrée par les médecins. Et il y a ceux qui prônent
le droit au suicide assisté, quand je veux et où je veux, au nom de la
liberté de disposer de son propre corps". "Les premiers représentent 95%
du conseil d'administration, les autres sont clairement minoritaires"
explique Me Antonowicz.
En 2006, l'ADMD
a obtenu de Xavier Bertrand, ministre de la santé, l'agrément lui
permettant de siéger dans les hôpitaux comme association représentant
des usagers. Elle n'est pas reconnue d'utilité publique.