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A
l'occasion de la journée mondiale du rein, le journal Le Monde
publie une tribune de l'acteur et réalisateur Richard Berry. Sensibilisé
à cette cause par sa soeur Marie, atteinte du syndrome d'Alport, à qui
il a donné un rein, Richard Berry pousse un "coup de gueule".
Il considère qu'il y a urgence à informer et mettre en place
des solutions sérieuses pour favoriser le don d'organes : "tous les
deux jours en France, un homme, une femme ou un enfant meurt faute de la
greffe qui l'aurait sauvé".
"Nous demandons que les
médecins traitants puissent, à l'issue d'un dialogue approfondi avec
leur patient, inscrire sur chaque carte vitale : "favorable ou non"
au don d'organes. Une mention qui permettra aux équipes de
prélèvement de dire aux familles : "Il était au courant, il était
volontaire pour donner ses organes." En décembre 2007, 153 députés
se sont déclarés favorables à l'inscription de cette donnée sur la carte
vitale. La proposition de loi a été transmise pour examen à la
commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale mais Richard
Berry attend sa mise en application rapide.
Actuellement, "dans le monde
entier, la pénurie des greffons fait l'objet d'une prise de conscience
collective qui oblige les gouvernements à s'organiser",
commente-t-il. Pour lui, cette prise de conscience est nécessaire pour "lutter
contre toutes les dérives notamment le trafic d'organes".
Richard Berry rappelle que "le
tourisme de transplantation" représenterait près de 10 % des
transplantations effectuées dans le monde, selon l'Organisation mondiale
de la santé (OMS). |