L'Union
européenne souhaite fédérer les banques de données biomédicales et créer
un réseau de banques de données biomédicales. Grâce à ce réseau, les
chercheurs européens pourront mieux appréhender les circonstances d'une
maladie et les réactions aux traitements.
Kurt Zatloukal,
anatomopathologiste autrichien, est chargé de concevoir la mise en
réseau des partenaires. Il explique : "En harmonisant les modalités
de collecte des échantillons et de traitement des informations, il sera
possible de constituer une gigantesques base de données".
Ce projet européen regroupe 52
partenaires : universités, hôpitaux, centres de recherche privés ou
publics, ministères, etc. La première tâche est d'établir un état des
lieux des pratiques dans les 21 pays européens associés et de dresser un
inventaire des moyens disponibles.
Mais "le défi n'est pas
uniquement scientifique. Il faut non seulement harmoniser les techniques
de collecte et d'évaluation mais aussi les corpus juridiques et le
respect des normes éthiques. Dans un certains nombres de pays, tout est
réglementé alors que d'autres n'ont pas l'embryon d'une loi",
explique Anne Cambon-Thomsen, directrice du département d'épidémiologie
à l'université de Toulouse, en charge du volet Ethique et droit.
Ce projet est aussi un pari
financier. Georges Dagher, responsable en recherche clinique et
responsable de la partie Financement, constate qu'"aujourd'hui,
aucune lignée budgétaire n'est consacrée à l'infrastructure des centres
de ressources biologiques...".