Le
Sunday Telegraph vient de révéler que le nombre d'avortements
tardifs en Grande-Bretagne a atteint un nouveau record : en 2006, selon
les chiffres officiels, près de 3 000 avortements ont été pratiqués
après 20 semaines de grossesse, soit une augmentation de 44% en dix ans
(on recensait 2 041 avortements tardifs en 1997).
Selon le
rapport gouvernemental, la plupart de ces avortements tardifs ont été
pratiqués pour des raisons sociales ; dans moins d'un quart des cas, les
parents ont eu recours à un avortement tardif parce qu'ils ne voulaient
pas d'un enfant qui aurait pu être handicapé.
Ces chiffres
sont publiés alors que, le mois dernier, un rapport de l'University
College London Hospital a montré que le taux de survie des bébés nés
vivants entre 22 et 25 semaines de grossesse a augmenté, passant de 32%
à 71% en 20 ans (cf.
Synthèse de presse du 05/02/08). En janvier, le professeur Sunny
Annand, expert de la douleur fœtale, a publié une étude prouvant que les
bébés peuvent ressentir la douleur in utero et ce, avant les 24
semaines au cours desquelles l’avortement est autorisé, sans condition,
en Grande-Bretagne (cf.
Synthèse de presse du 28/01/08).
Le mois
prochain, les parlementaires britanniques devraient étudier un
amendement qui limiterait l'avortement à la 21ème ou 22ème semaine.