De
plus en plus de couples étrangers souffrant d'infertilité se rendent en
République tchèque pour avoir un enfant. La législation tchèque est en
effet très permissive : don de gamètes, double don ovule/spermatozoïde,
congélation de cellules ou transfert immédiat, micro-injection (ICSI),
dépistage préimplantatoire (DPI)... sont autant de pratiques autorisées.
Et, si la loi interdit aux jeunes filles de vendre leurs ovocytes, elles
sont indemnisées à hauteur de 15 000 couronnes (soit 600 euros -
l'équivalent d'un salaire moyen) pour un tel don.
Qui plus est,
les tarifs sont nettement inférieurs à ceux pratiqués dans les autres
pays. Face à une telle offre et pour répondre à une demande
grandissante, des sites américains proposent désormais des formules
"vacances procréation".
Médecin-chef de
la clinique privée de reproduction assistée de Zlin, Ladislav Pilka
résume ainsi le succès du "tourisme médical" dans son pays : "dans un
bon nombre de pays voisins, le don d'ovocyte est interdit. Ici, la
législation le permet. Et puis, dans les autres pays il y a un manque
cruel de donneuses. (...) Nous avons de plus en plus de patients,
mais l'avantage ici c'est que les délais d'attente sont beaucoup plus
courts. Ailleurs, on peut attendre plus d'un an, mais ici le délai peut
être de seulement un mois". "Notre but premier, c'est d'aider les
couples infertiles. Bien sûr, il faut qu'on gagne de l'argent pour payer
le personnel et le matériel, mais le but final c'est la médecine",
ajoute-t-il, comme une réponse à toute accusation de mercantilisme...