Libération
consacre un article à la pratique des mères porteuses : interdite en
France par la loi de 2004, cette question occupe actuellement la scène
française à un an de la révision de la loi de bioéthique. D'après le
quotidien, nous en sommes à une "période charnière" alors que les
instances médicales et juridiques ne s'interrogent plus sur la
légitimité du recours aux mères porteuses mais réfléchissent déjà à la
manière de l'encadrer ("Quelles indications médicales ? Comment
recruter les mères porteuses ? Doit-on les défrayer ? Quel organe de
régulation ?").
Le Sénat
devrait d'ailleurs bientôt rendre un rapport, "favorable" selon
Libération, sur cette question. Michèle André, sénatrice
socialiste et présidente du groupe de travail sur les mères porteuses,
s'est prononcée à plusieurs reprises pour une légalisation de ce que
l'on appelle aussi "maternité de substitution" ou "gestation pour
autrui". "On ne peut pas laisser des femmes françaises en difficulté
pour porter des enfants, par exemple celles qui n'ont pas d'utérus,
partir à l'étranger pour un tourisme procréatif", explique-telle.
Rappelons que
le groupe de travail du Sénat a été créé après que la Cour d'appel de
Paris ait reconnu comme "parents" légaux, au nom de l'intérêt supérieur
de leurs enfants, un couple ayant eu recours à une gestatrice
californienne (cf.
Synthèse de presse du 05/11/07). La Cour de cassation devrait, d'ici
la fin du mois de juin, se prononcer sur le cas de Dominique et Sylvie
Mennesson.