La
semaine prochaine, l'Agence de biomédecine va lancer la première
campagne d'information sur le don d'ovocytes. Le don d'ovules est
autorisé en France sur des femmes déjà mères, âgées de moins de 37 ans
au moment du don. Il est anonyme et gratuit.
En 2005, 450
embryons résultant d'un don d'ovule ont été transférés chez des femmes
et 100 enfants sont nés cette année-là. On comptait alors 168 donneuses.
Aujourd'hui en France,1340 couples sont officiellement en attente
d'ovule.
La révision des
lois de bioéthique en 2009 devrait remettre en cause les principes
d'anonymat et de gratuité. Or la gratuité est un principe absolu conçu
comme une précaution contre "la marchandisation" du corps. En
2006, le professeur René Frydman s'est prononcé en faveur d'un
"dédommagement solidaire" et l'Agence de biomédecine estime qu'il
faudrait 3 fois plus de donneuses.
La question de
l'anonymat se pose également. Pauline Tiberghien, gynécologue et
militante de l'Association PMA (Procréation médicalement anonyme)
estiment que "certains enfants nés grâce à un don de gamète souffrent
de ne pas connaître toute leur histoire, toutes leurs racines". Dans
ce cadre, Valérie Pécresse préconisait, à l'époque où elle était
rapporteuse de la mission d'information sur la famille à l'Assemblée
nationale, un "double guichet" qui laisserait le choix entre don
anonyme ou non. En 2006, le comité d'éthique s'est prononcé pour le
maintien de l'anonymat mais avec certaines dispositions permettant à
l'enfant d'avoir accès à un certain nombre d'informations plus tard.