Chargé
par les autorités suisses de se pencher sur le concept de « dignité de
la créature », la Commission fédérale d’éthique pour le génie génétique
dans le domaine non humain (CENH) a affirmé que les plantes avaient une
dignité et une valeur morale.
Rappelons que, depuis 1992, la
Constitution fédérale prévoit, dans son article 120, la possibilité pour
la Confédération de légiférer sur l’utilisation du patrimoine germinal
et génétique des animaux, des végétaux et d’autres organismes.
En 2003 déjà,
la Confédération avait voté une loi améliorant le statut juridique des
animaux en les considérants comme des êtres vivants doués de
sensibilité. Désormais, les plantes aussi doivent faire l’objet d’un
respect moral en tant qu’ « organismes individuels doués d’intérêts
propres ». « Nul n’est autorisé du point de vue moral, et sans
justification valable, à traiter de façon arbitraire ou à endommager une
plante, de manière à en empêcher la croissance ou à compromettre ses
chances de reproduction. »
Par ailleurs,
une nouvelle ordonnance sur la protection des animaux entrera en vigueur
le 1er septembre prochain. Parmi les mesures prises par ce
texte, citons la formation des futurs propriétaires de chiens et
d’animaux sauvages, la mise en place d’un service spécialisé en
protection des animaux dans chaque canton, l’interdiction d’utiliser des
aquariums transparents sur les quatre côtés…