De
nouveaux éléments viennent d'être révélés dans l'affaire Chantal Sébire,
cette femme atteinte d'une tumeur incurable qui avait demandé, en vain,
à la justice la possibilité de "bénéficier d’un suicide médicalement
assisté" et qui avait été retrouvée morte à son domicile, après avoir
absorbé un barbiturique
(cf. Synthèse de presse du 20/03/08). Des prélèvements biologiques
effectués sur son corps, après qu'elle se soit donné la mort, "se
sont mystérieusement volatilisés de l'hôpital de Dijon où ces pièces à
convictions étaient conservées", a révélé Le Parisien.
Une enquête
préliminaire, ouverte le 20 juin par le parquet de Dijon, a pour but
d'élucider ce vol présumé. Le second volet de la procédure cherchera à
déterminer s'il y a eu ou non une "provocation au suicide". Les
enquêteurs cherchent à savoir les conditions dans lesquelles Chantal
Sébire a pu se procurer le produit qu'elle a utilisé pour mettre fin à
ses jours et si quelqu'un l'a encouragée au suicide.
L'avocat de Mme
Sébire, Gilles Antonowicz, qui l'avait défendue au nom de l'Association
pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), a fait part de son
incompréhension face à cette décision. Par ailleurs, le magazine La
Vie révèle que Maître Antonowicz a décidé de démissionner de l'ADMD.
Il ne voudrait plus cautionner les propos de l'association sur le
suicide assisté. Deux courants s'affrontent en effet au sein de
l'association : le premier revendique le droit à l'euthanasie pour
les malades en fin de vie "lorsqu'il n'y a plus d'espoirs
thérapeutiques" ; le deuxième milite pour le "suicide assisté",
c'est à dire "le droit" de choisir sa mort quand on veut.