Auditionnée
mercredi par la mission Leonetti - chargée, à la suite de l'affaire
Sébire*,
d'évaluer la loi sur la fin de la vie de 2005 - Marie Humbert a plaidé
pour un "droit opposable à mourir dans la dignité".
Rappelons qu'en septembre 2003,
Marie Humbert avait injecté une dose de barbituriques dans la sonde
gastrique qui nourrissait son fils Vincent, victime d'un accident de la
route trois ans auparavant, qui tombe alors dans un coma profond.
Quelques jours plus tard, c'est le Dr Chaussoy qui débranche le
respirateur de Vincent, puis lui injecte une dose de chlorure de
potassium, mettant ainsi fin à sa vie. Une information judiciaire visant
Marie Humbert et Frédéric Chaussoy avait été ouverte et, le 2 janvier
2006, le procureur a requis un non-lieu général. Le 27 février 2006,
cette ordonnance de non lieu a été délivrée par le juge d’instruction
Anne Morvant.
*Agée
de 52 ans et atteinte d'une tumeur incurable, Chantal Sébire avait
demandé à la justice, mercredi 12 mars, la possibilité de "bénéficier
d’un suicide médicalement assisté" (cf.
Synthèse de presse du 13/03/08). Sa demande avait été refusée par le
tribunal de grande instance de Dijon le 17 mars (cf.
Synthèse de presse du 18/03/08). 2 jours plus tard, elle était
retrouvée morte à son domicile, après avoir absorbé un barbiturique (cf.
Synthèse de presse du 20/03/08).