Un
couple Britannique, Peter Wills et Tracey Hobbs, a donné naissance à un
enfant "en bonne santé" après avoir fait un diagnostic pré-implantatoire
(DPI). C'est la première fois que cette pratique est utilisée pour
sélectionner un embryon non porteur du gène de la neurofibromatose.
Cette maladie qui affecte le système nerveux, se caractérise par des
tumeurs bénignes disséminées dans l'organisme, des tâches cutanées
pigmentées et peut évoluer en épilepsie ou en tumeur cancéreuse. A
l'heure actuelle, la neurofibromatose est incurable mais il existe un
traitement permettant de stopper l'évolution de la maladie.
Il y avait une chance sur deux que
le bébé hérite du gène malade et une sur douze que l'enfant développe
une forme sévère de la maladie. L'enfant aurait pu, tout comme son père,
être peu atteint et n'avoir quasiment pas de répercussion sur sa vie
quotidienne.
Josephine Quintavalle, du groupe
"Comment on Reproductive Ethics" dénonce cette pratique :
"Cette situation nécessitait-elle une intervention aussi grave ?"
Le couple a reçu une somme de 7
000 £ de la part du Health Service pour avoir fait ce DPI.
NDLR : rappelons que
la technique du DPI sélectionne les
embryons sains pour les réimplanter dans l'utérus maternel. Les embryons
qui sont porteurs de la maladie ou qui n'ont pas la caractéristique
recherchée sont détruits. Le DPI ne soigne ni ne guérit personne :
l'enfant conçu par DPI naît indemne d'une maladie qu'il n'a jamais eue.