Le
ministère de la Santé prépare actuellement un décret qui devrait
permettre l'inscription d'un enfant mort-né sur le registre d'Etat
civil.
En
février dernier, la Cour de cassation autorisait trois familles à donner
un Etat civil à leurs bébés mort-nés
(cf. Synthèse de presse du 07/02/08). Aujourd'hui les enfants
mort-nés avant 22 semaines ou n'atteignant pas 500 gr sont considérés
comme "des déchets anatomiques" et brûlés dans un incinérateur de
l'hôpital.
Pour
le médiateur de la République "le but n'est en aucun cas de rouvrir
les vieux débats, mais d'apporter une réponse pragmatique à la détresse
des familles".
Pour cela, il serait question de
délivrer "un certificat médical d'accouchement" qui permettrait
aux familles d'obtenir un "acte d'enfant sans vie conditionnel aux
obsèques" explique l'un des rédacteurs du décret qui ajoute que
"le fœtus n'acquiert pas pour autant une personalité juridique".
Chaque article présenté
dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans
la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les
opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
Le Figaro (Delphine de
Mallevoüe) 05/07/08 - Libération 07/07/08 - France Soir
07/07/08
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