L'ancien
ministre PS de la santé, Claude Evin, a été auditionné hier par la
mission Leonetti sur la fin de vie. Il a été entendu en sa qualité de
président de la Fédération hospitalière de France (FHF).
Claude Evin
s'est dit prêt à encourager tout échange entre les hôpitaux, la police
et la justice sur la loi Leonetti. Il estime que cette loi est "très
bonne", "précise", "ciselée" et "d'un équilibre utile". Il
suggère simplement une modification à propos de la procédure collégiale,
mise en place lorsque le médecin est appelé à prendre une décision de
limitation ou d'arrêt de traitement. Il propose que cette procédure
puisse être aussi déclenchée par les familles des malades.
Il propose
aussi la création d'un Observatoire national des pratiques médicales sur
la fin de vie qui ferait remonter toutes les initiatives et les
difficultés et ce "plutôt que chacun gère la situation en interne".
Il a soutenu également la mise en place, à titre expérimental, d'un
"comité des sages" qui "éclairerait les professionnels" leur
apporterait "un appui pour prendre des décisions".
Claude Evin
désapprouve une loi qui dépénaliserait l'euthanasie : "je me méfierai
beaucoup de toute procédure qui tendrait à exonérer le corps médical de
sa responsabilité pénale", a-t-il expliqué.