En
Inde, près de Delhi, un vaste trafic d'organes a été démantelé. Le Dr
Amit Kumar, qui en était la plaque tournante, est actuellement en fuite.
En neuf ans, le
Dr Kumar aurait pratiqué pas moins de 500 transplantations de reins.
Organisé, il envoyait ses hommes de main choisir ses "donneurs" : des
personnes pauvres à qui ses rabatteurs "promettaient la lune". Il
gardait ensuite ses "donneurs" enfermés jusqu'à ce qu'il leur préleve un
rein et le réimplante immédiatement chez ses riches clients, la plupart
étrangers venus en Inde spécialement pour cette opération.
Le Dr Kumar
payait ses "donneurs" 50 000 roupies (910 euros) - une fortune pour un
pauvre en Inde -, facturait ses services 2 millions de roupies (36 000
euros) - presque rien pour ses clients "prêts à tout pour rester en
vie" - et empochait le reste.
Cette affaire
pose la question des limites du "tourisme médical", "dont l'Inde se
fait le champion". "Tant qu'il s'agit de vendre à des étrangers
des implants dentaires ou des interventions chirurgicales à bas coût, le
mal n'est pas bien grand. (...) Mais lorsque l'on en vient au
commerce d'organes prélevés sur des pauvres, se pose la question de
l'éthique."