Des
chercheurs américains de l'Institut Venter (fondé par J. Craig Venter,
spécialiste américain des biotechnologies) ont annoncé hier, jeudi 24
janvier, avoir fabriqué le premier génome artificiel d'un microbe.
Dans leur
publication, parue dans la revue Science, les scientifiques
expliquent qu'il s'agit de "la plus grande structure d'ADN, les
éléments de base de la vie, jamais fabriquée par l'homme".
Pour Dan
Gibson, principal auteur de l'étude, cette découverte "représente la
deuxième de trois étapes vers la création d'un organisme vivant
entièrement artificiel".
Plusieurs
groupes d'éthique ont, à l'annonce de ces résultats, de nouveau appelé à
un moratoire sur la production et la commercialisation d'organismes
synthétiques. Pour Jim Thomas, de l'ETC Group au Canada, "il est
inacceptable que des entreprises privées bricolent les éléments de base
de la vie pour leur propre gain sans réglementation". Porte-parole
de GeneWatch en Grande-Bretagne, Helen Wallace dénonce "cette
ingénierie génétique [qui] ouvre la possibilité de faire des
changements beaucoup plus important dans le code de la vie...".