La
société californienne Stemagen a annoncé, jeudi 17 janvier, avoir créé
cinq blastocystes (embryons âgés de 5 à 7 jours) humains par clonage, à
partir de cellules de peau d’adultes et de 25 ovocytes prélevés sur des
donneuses. En vérifiant qu’il s’agissait bien de clones - ce qui aurait
été confirmé pour trois des cinq embryons -, les chercheurs ont détruit
les embryons.
Par
cette expérience, les chercheurs espèrent obtenir des cellules souches
embryonnaires humaines en lignée continue.
"Bien
que cette étude représente un pas important dans le développement de
cellules souches pour du clonage thérapeutique, beaucoup de travail
reste à faire pour confirmer ces résultats et leurs applications", a
précisé Andrew French, principal auteur de l’étude parue dans la revue
Stem Cells. Il a par ailleurs appelé de ses vœux à la prudence,
après le scandale causé par le coréen Hwang Woo-Suk qui avait, en 2004,
annoncé avoir produit des embryons humains clonés et en avoir extrait
des cellules souches embryonnaires. Ces travaux avaient en fait été
falsifiés (cf.
Synthèse de presse du 23/12/05).
En
2005, des chercheurs de l’université de Newcastle avaient annoncé avoir
cloné un embryon humain pour la première fois en Grande-Bretagne (cf.
Synthèse de presse du 12/09/05).
Pour
Mgr Elio Sgreccia, président de l’Académie pontificale pour la Vie,
cette expérience est "la pire instrumentalisation de l’être humain,
qui devient ainsi un objet de recherche", d’autant qu’il existe
d’autres moyens d’obtenir des cellules pluripotentes (cf.
Synthèse de presse du 21/11/07) et que "jusqu’à présent [les
recherches sur l’embryon, NDLR] n’ont eu aucun succès".